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10 bonnes raisons de bouder ...

… quand on est un Bibou qui se respecte.

1. Ne pas avoir de raison particulière. Parfois, pour bouder, il suffit juste d’en avoir envie. Essayez, c’est assez drôle au final.
2. La lune. Quelle soit pleine, en croissant ou à moitié, la lune est toujours une excellente raison pour bouder.
3. Quand l’Autre ne voit pas que vous vous connectez sur msn et ne vient pas vous parler dès votre connexion. C’est un manque de respect total, que ça soit clair.
4. Quand elle/il vous oblige à mettre sur pause son film favori (sous-entendu qu’elle/il connait par cœur et que vous aussi vous finissez par connaitre, ce n’est que la 4ème fois qu’elle/il vous le fait regarder en 2 mois de relation) quand elle/il va aux toilettes, tout ça pour ne pas perdre quelques minutes. On ne sait jamais que l’histoire ait changé entre temps.
5. Quand elle/il arrive en retard à cause d’un grave accident sur la route et que du coup, vous vous retrouvez à manger le rôti/haricots que vous avez préparez avec tendresse seule devant la télé. Ok, vous étiez prévenu, mais quand même quoi.
6. Quand l’Autre ne se souvient plus d’une information capitale que tout le monde sait, mais qu’il ne faut répéter à personne. Non, mais elle/il pourrait tout retenir.
7. Quand l’Autre ne répond pas de suite aux super sms de Bibou que vous lui envoyez. Ok, elle/il bosse et les portables sont interdits, mais quand même quoi, ce n’était pas le petit sms de rien du tout, c’était le long sms de compétition avec les cœurs en smileys et tout.
8. Quand elle/il ne comprend pas la gravité et le drame d’un ongle cassé. Le pire c’est quand même quand elle/il vous dit « Bah, c’est rien, ça repousse ». Peut-être, mais en attendant il n’avait pas besoin de se casser ce putain d’ongle.
9. Quand elle/il laisse 3 gouttes de lait dans la bouteille. Comme si le matin, vous n’aviez que ça à faire, prendre une bouteille neuve dans le placard juste à côté. Vous êtes une princesse ou vous ne l’êtes pas ?
10. Quand ça fait longtemps selon vous que vous n’avez plus eu de petits câlins… même si ça fait que trois minutes que vous n’êtes plus dans la même pièce.

Bien sûr, cette liste est loin d’être exhaustive et je suis sûre qu’en Bibou que vous êtes toutes en ce moment, vous trouverez d’autres raisons (toutes aussi valables que celles-ci) pour bouder ne serait-ce que quelques minutes, histoire que l’Autre n’oublie pas les vraies valeurs de la vraie vie.

Mother Fucker

Hier soir, c’était la fête du string chez mémé cowboy. Ou plutôt Florence Foresti au Zénith, ce qui est tout aussi bien, voire mieux. Parce qu’en fait, quoiqu’on en dise, je n’aime pas les strings (même si ça ne fait pas de marque sous le jeans), et je n’aime pas les cowboys non plus.
Au Zénith, ils ont eu une trop bonne idée : celle de ne pas numéroter les places. Moi qui ai acheté mes billets 10 mois à l’avance (pour une fois, je n’exagère pas) je peux vous dire que j’ai été ravie de voir que tout cet empressement était vain et qu’il faudrait que je me tape l’après-midi au soleil pour être relativement bien placée.
Je vous le dis de suite (parce que ce n’est pas vraiment le sujet principal de ce billet), le spectacle était rénial, j’ai ri du début à la fin (pour un spectacle sensé faire rire, c’est plutôt bon signe) et j’en aurais bien redemandé encore un peu. En fait, j’en voulais tellement encore après le spectacle que j’ai rêvé de Florence Foresti dans la nuit. Je vous rassure, rien que vous ne voulez pas savoir, j’ai été au sommet de mon art : on se faisait rire mutuellement comme deux amies. Le délire complet, quoi.
Donc, en fait, si je viens là, ce n’est pas tellement pour vous parler du spectacle, mais plus de ce qui s’est passé autour.
- Florence Foresti a très peu de super fan prêts à poireauter une journée entière devant des portes closes. Et c’est très bien, avec ma sœur on a pu se caler à l’ombre des bien-pensant une bonne partie de l’après-midi, avant de se lancer à l’attaque de la file d’attente debout et en plein soleil.
- Si les femmes ont une réputation d’hystériques au volant, ce n’est peut-être pas pour rien. J’ai été témoin d’un accident de la route. Rien de grave ne vous en faites pas. Juste de la tôle froissée et des petits piliers pliés. (Vous aussi vous avez eu du mal à lire « piliers pliés » ?)
Pour vous la faire rapide, la voiture noire (dans laquelle une femme et sa fille étaient présentes) était sur le point de tourner quand la voiture jaune (contenant un gars seul) n’a pas eu le temps de freiner et de l’éviter. La jaune a percuté la noire vers l’arrière, la propulsant sur le parking à côté. Plus de peur que de mal, mais ça n’a pas empêché la bonne femme de sortir hystérique de la voiture, comme si c’était la fin du monde, que le nuage de cendres était juste au dessus de sa tête et que la foudre allait s’abattre sur sa fille. Rien que ça. A côté, le gars (en tort) est resté très calme et serein. Elle a bien évidemment ameuté tout le monde et fait venir la police municipale. Avec ma sœur, on avait envie d’aller voir le gars pour lui taper la discut’, pendant que la femme gesticulait encore comme une dingue et racontait à qui voulait bien l’entendre qu’on lui avait foncé dedans alors qu’elle voulait tourner. Triste monde tragique. Un constat et une poignée de mains suffisait. Ah, les femmes.
- Pour les lesbiennes célibataires et in, le spectacle de Florence Foresti peut très facilement devenir the place to be, encore mieux que le dernier bar lesbien branché de la capitale moldave. Et croyez-le ou pas, les bars lesbiens à Chisinau sont top tendance.
Bref, tout ça pour dire que j’ai l’impression que Florence Foresti est un peu le cri de la lesbienne qui veut rire quoi. Mais attention, moment du Bibou qui assume grave : j’en ai rien à faire.
- Je ne suis décidément pas une fille imprévisible. Ou alors mes amies me connaissent trop bien. Juste avant le spectacle, je reçois un sms qui dit texto (!) : « Je suis au spectacle de F.F je suis sûre que toi aussi. Bonne soirée. Bisous ». Note à moi-même : Big brother is watching you.
La prochaine fois, je vous parlerai sûrement de mon sens aigu de la dramaturgie grecque.

Ou pas.

Ceci est mon centième titre

5ème blog, 9 mois, 100 articles.
Bonne moyenne.
Du coup, pour mon centième article j’avais envie d’écrire quelque chose de bien, enfin de mieux que d’habitude, parce que soit dit en passant, mon blog est toujours bien. Pendant un petit moment je me suis dit que ce post sera le post de mon CO ou ne sera pas. Au final, il ne sera pas. Je me suis vite rendu compte que si j’attendais mon CO avant de recommencer à écrire, pas sûre que je recommence à écrire un jour. Et puis, entre nous, ça me mettait vachement la pression cette histoire. Et comme je ne suis pas une grande fan de la bière, j’ai préféré arrêter.
Mon CO écarté, je n’avais toujours pas de sujet pour ce fameux centième article. Alors je décidai de me laisser le temps de trouver le sujet parfait, en vain. C’est que ma semaine fut relativement calme et sereine. Enfin, sereine est surement un bien grand mot, mais au grand blog les grands mots.
Bref.
J’ai trainé toute la semaine durant ma carcasse de bloggeuse sans inspiration à la recherche du temps perdu, faisant un brainstorming avec moi-même, dans le but de trouver the sujet pour the billet. (En plus, ça rime)
J’ai alors repassé toute ma vie (ou presque) en accéléré pour voir si je n’avais pas une anecdote sous le coude, mais non. Je suis allée au cinéma, mais j’ai voulu vous épargner l’article-fille-de-13-ans: « Han, Julien Doré, il est trop beau, même avec ses bouclettes. Et son accent Nîmois exagéré est trop craquant ». Ne me remerciez pas, c’est cadeau.
Et c’est là, en discutant avec Cass’ que j’ai enfin eu une illumination. Ce qui définit ma vie en ce moment ce n’est pas mon éventuel CO, ce ne sont pas non plus mes vacances ou mes sorties ciné, non, ce qui caractérise ma vie en ce moment, c’est mon abstinence.
Avant, j’arrivais très bien à gérer les scènes un peu osées des séries/séances de cinéma/films-pas-au-cinéma (biffer la mention inutile)(pour celles et ceux qui doutent, « biffer » est un mot qui existe bel et bien, et ça signifie « rayer »), mais maintenant je n’y arrive plus.
La seule grande différence entre avant et maintenant, c’est mon statut. Je suis passée de célibataire endurcie à en couple-relation-longue-distance-qu’il-faut-prendre-deux-trains-pour-se-voir-3-jours.
Et si avant j’en avais envie. Maintenant, j’en ai envie avec elle. Et ça, putain, c’est une super grande différence, surtout que comme je vous l’ai dit, en un coup de voiture je suis encore loin de pouvoir la voir.
Dans mon cas précis (et je sais grâce aux confidences tard dans la nuit que je ne suis pas la seule), je ne peux plus rien regarder à la télévision, la simple vision d’un baiser amoureux me retourne l’estomac. En ce moment je regarde Scrubs, donc niveau sexe, les scénaristes ont été cool, ils ont évité les grandes embrassades à longueur d’épisode, donc je gère plutôt bien. Mais vous vous doutez bien que les séries comme The L Word, sont à bannir. C’est simple, si jamais il me venait la douce folie de lancer un épisode, je pourrais convulser et mourir étouffer par ma propre salive ou faire un arrêt cardiaque parce que mon petit cœur n’aurait pas supporté tout cet emballement.
Je ne suis pas folle vous savez non plus, je ne compte pas essayer. Mais pour m’occuper les soirs de pleine lune, je me suis dit que je pourrais toujours regarder un dessin animé, histoire de me changer les idées, penser à autre chose que deux adultes consentants qui s’embrassent et tout le toutim. Le dessin animé (DA)(il est 2 heures du matin passées, vous comprendrez bien que les sigles sont permis) était une bonne idée, jusqu’à ce que je me souvienne de tous les Walt Disney (WD) déjà vus, revus et corrigés et que je m’aperçoive que dans les DA, y’a toujours, mais alors toujours, une histoire d’amour. Et entre nous, Catherine Ringer n’a pas dû regarder de WD avant d’écrire Les histoires d’A, parce que les histoires d’amour finissent mal en général, oui mais pas chez WD. Non, dans les DA, la belle princesse finit toujours avec le beau prince. Et même si parfois la vie est une pute avec eux, ils s’aiment quand même, et c’est génial, et ils finissent toujours par se faire un petit bisou innocent et par avoir une ribambelle de gamins à leurs pieds (on soigne les petits bobos avec des bisous magiques, les personnages de DA font des bébés avec de petits bisous innocents, on a les bisous qu’on mérite j’ai envie de dire). C’est le rêve bleu chantait Jasmine.
Il me reste alors les séries policières et les films d’horreur. Et encore, je suis capable, soit de tomber sur la seule série policière qui privilégie les histoires de cœur des personnages principaux soit (et c’est pire) de choisir un personnage qui me plait bien parmi tous ceux qui vont se faire tuer et avoir peur pour sa belle gueule.
Je crains.
Je suis donc condamnée à fermer les yeux dès que deux personnages s’approchent trop près l’un de l’autre, afin de prévenir une éventuelle crise. Parait que c’est juste le temps qu’on s’habitue. Puis que de toutes façons après, toute cette pression sexuelle ambiante finit par disparaitre.

J’attends.

Sur la plage abandonnée

Raconter ses vacances n’est jamais facile, il faut éviter de faire trop long (au risque de rendre jaloux l’interlocuteur et de se faire détester)(déjà que bon, y’en a pas mal qui ont râlé hier après-midi, alors qu’on bronzait des bras à St Trop’), mais ne pas faire trop court non plus (sinon ça fait genre on n’a rien fait d’extraordinaire qui mériterait d’être raconté) et surtout, surtout éviter la liste exhaustive de toutes les activités faites pendant les vacances.
Du coup, là, à ce moment précis, je suis un peu embêtée, car je ne sais pas par où commencer. Par le début me direz-vous. Oui, mais lequel ?
Je pourrais vous raconter le tout début avec Cass’, comment je suis devenue sa mentrice, comment elle a écrit une chanson pour moi ou tout plus récemment comment j’ai décidé de lui passer tous ses caprices, le temps d’un weekend qui a commencé le mercredi et s’est terminé le samedi matin.
Donc, en fait, le début c’était mercredi, quand vers les 9h30 elle m’a dit que finalement elle arriverait plus tôt que prévu à cause des grèves de la sncf.
Et comme prévu, on a lancé une pièce pour savoir ce qu’on allait faire de notre première soirée ensemble. Ciné qu’elle a dit la dame de cuivre. Alors, on est allée voir La Rafle ; et comme en ce moment on est vachement émotive toutes les deux, on n’a pas réussi à se retenir et dans les toutes dernières minutes du film, on a craqué, et on a eu de l’eau dans les yeux. (Je savais qu’il ne fallait pas que je la regarde à ce moment-là)
Et pour se remettre de nos émotions, on a regardé les Totally Spies. Et pas qu’une fois. Mais je ne crois pas que vous voulez réellement savoir ce qui s’est passé à ce moment-là.
Puis plus tard, j’ai été vachement fière de moi et mon statut de mentrice a gagné un niveau, je suis sûre. J’ai réussi le pari fou d’emmener Cass’ chez une coiffeuse qui ne rate pas sa coupe et rien que pour ça, j’ai presque envie que vous fassiez une minute de bruit.
Et encore un peu plus tard, on est partie voir les Naive New Beaters en concert. Puis là, j’ai été dépucelée du groupe et ça m’a chauffé dans le cœur. Plus sérieusement, c’était la première fois que j’allais à un vrai concert d’electro rock et j’ai bien aimé. Le groupe est génial sur scène, ça donne envie de sautiller (un peu quand même) et c’est la première fois qu’il y avait une telle ambiance dans la salle. A croire qu’en fait, le public toulonnais n’aime pas le rock.
Ensuite on a dormi, ou essayé plutôt, parce que Cass’ nous a fait une légère crise d’insomnie. J’ai aussi eu la preuve que la petite culotte à cœurs existait bel et bien. Je dois vous avouer que quand elle m’a dit qu’elle l’avait acheté, j’y croyais moyen.
Puis le vendredi, alors qu’on avait décidé de partir à Nice visiter le Mamac, on s’est retrouvée à St Tropez, à se balader sur la plage. C’est ça aussi les vacances, aller là où ce n’était pas prévu qu’on aille. Puis là, je me suis retrouvée avec une enfant de 2 ans et demi, qui découvre la mer, qui a les yeux qui pétillent et le regard curieux. Ces moments-là étaient jouassement fun. J’ai appris à Cass’ à décoller une arapède de sur son rocher et lui ai expliqué que si les crevettes étaient roses, c’est parce qu’elles étaient cuites. En vrai, dans la mer, elles sont grises.
En un mot comme en cent, ces 3 jours étaient bien sympa, même plus que ça. On a beaucoup ri et souvent pour rien. On a eu de grandes conversations philosophiques à 2 heures du matin sur msn (si, si pour de vrai), puis on a mangé notre Mc Flurry et fait tout ce qu’on s’était promis de faire. (C’est beau une relation disciple/mentrice)
Et la fin c’était hier matin, sur le quai de la gare.
Le mot de la fin : foouuuuu.

Once upon a time

Il était une fois une fille. Moi. Qui reçut une offre de job d’été. La secrétaire des Masters de mon UFR a ça de particulier qu’elle n’hésite pas à nous transmettre les bons plans. Job étudiant pendant l’année, job d’été, offre de stage tout y passe. C’est super gentil de sa part, et finalement, je l’aime bien cette femme. Elle est cool, elle connait son job et le fonctionnement de la fac, elle tutoie les étudiants et essaie toujours de se souvenir de toi, même si elle t’oublie dès que tu as passé la porte de son bureau. C’est une bonne secrétaire donc, qui fait bien son boulot, sauf que vous vous en doutez, il y a un problème quelque part, sinon je ne vous en parlerais pas. Le (mini) problème c’est que ça ne colle jamais avec mon profil. Les offres de stage par exemple ne correspondent pas forcément à mes études, il faudrait que je fasse 150 km (j’exagère à peine) pour aller travailler pendant l’année ou alors je sais direct que ce job n’est pas pour moi.
Ce matin, ma secrétaire m’a proposé de bosser sur les plages, à vendre du parfum, dont voici les critères de sélection :
- Femme (16-38 ans), jolie, dynamique, fashion. Bon, pour le « femme » entre 16 et 38 ans, c’était bon, jusqu’à preuve du contraire, je suis bien une fille. Le « jolie » était un peu plus délicat à négocier. Le « dynamique », j’aurais pu faire un effort, mais le « fashion », c’était mort de suite. Pas sûr qu’ils apprécient vraiment mon aversion pour le rose et les paillettes.
Tant pis.
Il était une fois une fille. Moi. Dont la disciple venait lui rendre visite demain. Vous comprendrez alors très bien que je vous abandonne, une fois encore. Notre programme ? Une analyse très approfondie de la plage de chez moi (très différent de la plage de Montpellier, selon Cass’), un passage chez le coiffeur avant d’aller bouger nos corps sur le son des Naive New Beaters, un pique-nique sur une nappe blanche à carreaux rouges et puis pour le reste on improvisera ou on jouera à pile ou face (ce qui me semble au final plus probable.) Bien entendu, il y aura de l’exceptionnalité.
Il était une fois une fille. Moi. Qui pensait (à l’image de Ricky Martin) commencer à écrire ses mémoires.

P... de toi

On s’imagine toujours qu’on n’est pas comme les autres. Mieux ou pire importe peu au final.
J’ai toujours pensé qu’on ne pouvait rien me faire. Pas m’atteindre, pas me blesser, pas me modifier de n’importe quelle manière que ce soit, qu’on ne pouvait pas me reprocher quoique ce soit, puisque je pensais être au dessus de tout.
Puis un jour, j’ai merdé. J’ai fait la maligne et on a vite arrêté mon délire de fille sûre d’elle. Une claque derrière la tête. Un ego qui en prend pour son grade d’ego démesuré. Et moi, calmée pour des années.
Là en ce moment, c’est un peu pareil. Je faisais la maligne en disant à qui voulait l’entendre que jamais, au grand jamais je ne serai comme tous ces autres couples, pire comme ces Bibous.
C’était avant la claque que je me suis prise y’a pas longtemps. Celle qui m’a fait redescendre sur terre, me montrant qu’au final j’étais comme tout le monde, et peut-être même que j’avais un Bibou caché tout au fond de moi, qui ne demandait qu’à sortir et s’exprimer correctement.
Peut-être que c’est ça aussi la solution au bonheur : assumer sa part de Bibou.
Toujours est-il, qu’il est des rencontres qui ne vous laissent pas indemne au final. Et sans que vous sachiez vraiment pourquoi (ou alors parce que vous le savez trop bien justement) vous vous retrouvez telle une boussole au Pôle Nord. Vous n’avez plus de repères, votre aiguille s’affole, et pendant ce temps à Vera Cruz vous ne savez plus où vous habitez.
Parait que c’est normal. Parait que c’est l’histoire de la vie le cycle éternel. Parait que ça fait ça quand on rencontre des gens qu’on aime bien. Ou qu’on aime plus que bien, allez savoir.
Peut-être qu’un jour vous recevrez dans votre boîte aux lettres un faire-part avec mon prénom (et le sien aussi, quand même) écrit en lettres dorées à la fin (exceptionnalité oblige) qui vous invitera à aller danser le jerk sur de la musique pop.
Aujourd’hui, je suis loin du Bibou de compétition qui s’amourache à qui mieux mieux, mais je sens que je pourrais facilement tomber du côté sombre de la force obscure.

Out of order

En ce moment, j’ai envie de râler et de me plaindre, rapport au fait que je n’accepte pas vraiment le bonheur simple. Celui qu’on prend sans trop réfléchir, celui qui en principe ne doit pas se transformer en prise de tête à 4 heures du mat’ (heure normale, enfin, ancienne par rapport à aujourd’hui, mais normale par rapport à hier, vous voyez ?). Apparemment, moi, je ne sais pas faire ça. Il paraîtrait que j’ai tellement peu d’estime de moi-même que je trouve toujours un truc pour me faire dire que le bonheur simple, ce n’est pas pour moi.
Enfin bref.
Mon cerveau est en ce moment hors service, sauf pour : manger, boire et râler et parfois il n’oublie pas d’aller laver son petit corps. Donc, comme dans le fond je suis une fille sympa, je vais vous éviter ma tête de con pendant un petit moment.
Et je reviendrai quand les synapses daigneront se reconnecter.
Je suis sympa, je vous laisse avec de la musique.
Enjoy.



Découvrez la playlist A3 avec 30 Seconds to Mars

Des frites, de la pluie et un petit veau

Quand j’étais encore chez LaMalice, sa mère a dit de son frère (de la cousine du voisin de la sœur de la grand-mère du père de la tante) que c’était un petit veau. Vous vous doutez bien que ça m’a fait beaucoup rire, tellement rire que j’avais décidé d’en faire un article. J’ai donc piqué le PC de LaMalice, 5 minutes, histoire de ne pas perdre le fil de mon histoire. Hier j’ai continué sur ma lancée du « petit veau », mais aujourd’hui quand j’ai ouvert la page Word pour terminer mon article, j’ai trouvé que tout ce que j’avais écrit avant était naze. De la merde en barre à vendre dans les soirées parisiennes. (Si vous ne savez pas de qui est cette chanson, honte à vous et Shane sur Cass’)
Donc, je me suis dit qu’en fait, je n’allais rien écrire sur ce weekend.
Je ne sais pas si j’ai trop ou pas assez de choses à vous dire, toujours est-il que je n’arrive pas à écrire trois mots sans que je trouve ça mortellement ennuyant. Et si j’admets ne pas être fun tous les jours, être ennuyante me contrarie un poil plus, voyez-vous.
Pour vous la faire rapide, sachez qu’un Belge est comme un Français, mais en sensiblement différent malgré tout. Le Belge par exemple n’hésitera pas à tremper son sandwich (saucisse/ketchup) dans du lait entier, et trouve qu’il fait soleil quand ce dernier daigne arrêter de jouer à cache-cache avec les nuages de 16h30 à 16h31. Ça a suffit à LaMalice pour me dire fièrement « Tu vois qu’il fait beau en Belgique ». Comme je n’ai pas voulu la contrarier (parce que dans le fond, je ne suis pas contrariante comme fille) je lui ai donné raison. J’ai même regretté de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil, j’en aurais eu bien besoin.
Enfin bref.
Ce weekend s’est très bien passé, et j’étais heureuse de voir qu’en Belgique mon aimant à boulets de fonctionnait pas. Et d’ailleurs, il a tellement peu fonctionné qu’il s’est bien rattrapé arrivé à Paris : je me suis fait draguer par un Noir. Quand je lui ai demandé s’il n’avait que ça à faire de parler à des inconnu(e)s dans les gares, il m’a dit qu’il m’avait vue manger mon croissant, qu’il me trouvait sympa et qu’il voulait faire connaissance. Mouais. J’avais des miettes partout sur ma veste, la moustache aux couleurs du Tropicana orange (avec pulpes) et des cernes de 3kms et pas la tête à faire la causette à tout le monde. Même dans ces moments-là, il doit y avoir marqué « Parlez-moi » sur mon front, comme il y a marqué « Mange-moi » et « Bois-moi » sur les gâteaux et bouteilles dans Alice aux pays des merveilles, allez savoir. Je l’ai laissé me parler, il a trouvé le prénom Samantha joli et quand il a su que j’avais un « copain » il est parti.
Joie.

On ne peut même plus acheter ses petites culottes tranquille

On ne peut même plus acheter ses culottes à cœurs tranquille. Non, mais c’est vrai quoi, être abordée dans le bus passe encore, qu’on me demande des renseignements sur des gens que je ne connais pas, d’accord, mais être dérangée pendant the moment crucial de la journée, non, je refuse. J’étais tranquille dans le rayon lingerie de mon centre commercial favori (c’est surtout le plus proche), en train d’hésiter longuement (et vous savez que quand j’hésite, j’hésite longtemps en principe) entre la petite culotte rose à cœurs rouges et la petite culotte rouge à cœurs roses (tout est dans le détail des couleurs) quand une Dame d’un certain âge (pour ne pas dire vieille peau toute ridée, la bienséance oblige) m’a abordée pour connaître la taille des boxers qu’elle avait dans la main. (vous noterez que Mamie est à la mode, elle a laissé tomber les grosses gaines pour les boxers Dim)(Si, si c’est important de savoir la marque des boxers) Je disais donc qu’elle voulait connaître la taille des boxers, alors que c’était écrit sur le paquet. Du coup, comme dans le fond je suis une fille sympa, je lui ai dit « Regardez, c’est écrit là » ; elle m’a remercié et a essayé d’engager la conversation sur « on ne peut pas voir la forme qu’ils ont » (alors qu’il y a les fesses d’un mannequin en gros plan sur chaque paquet) mais j’ai coupé court et elle s’est tiré. On ne me dérange pas pendant que je suis en pleine réflexion. Au final, comme je n’arrivais à me décider, j’ai pris les deux. Ça fera un peu redondant dans les couleurs, mais tant pis, après tout ce ne sont pas vraiment les mêmes culottes.
Bon, sinon à part ça, j’ai eu le droit à mon « monsieur » quotidien, mais ça m’a permis de passer devant d’autres messieurs, qui pour le coup en étaient des vrais, alors je n’ai rien dit. Mais bon, vous imaginez bien qu’il a fait une drôle de tête en voyant mes petites culottes à cœurs ; surtout quand il a dû téléphoner à la caisse centrale pour avoir le prix. *rire diabolique*
Et sinon, encore à part ça, ceci est mon dernier article avant une semaine. Je pars visiter le plat pays, découvrir ses us et coutumes et manger de la frite à la friterie.
A mon retour, je vous dirai si on y parle français ou pas là-bas, c’est tellement loin.

Pire que le virage Sud au Vélodrome

Aujourd’hui, la France affrontait l’Allemagne pour une qualification en quart de finale pour la Coupe Davis. Et of course, j’y étais. Enfin, je dis of course maintenant, parce que jusqu’à la semaine dernière rien n’était encore sûr. Bref.
Connaissant le gymnase, je savais que l’emplacement importait peu, car on y voyait aussi très bien en haut des tribunes, comme en bas. Donc, j’ai laissé la machine choisir pour moi. Mais, avec le potentiel boulet que je me trainais depuis maintenant près de 20 ans (j’ose espérer que je n’étais déjà pas un aimant à con à 1 ou 2 ans) j’aurais dû me méfier. Comme c’est marqué sur mon front et sur mon blog, ça doit également se voir sur les numéros de ma Carte Bancaire. Parce que ticket.net a eu la brillante idée de nous placer (ma mère et moi) juste à côté de l’association des supporters de l’équipe de France. Cette association était un peu le pays de la lesbienne et du vieux en folie, et elle avait sorti l’artillerie lourde : tambours, T-shirts bleus, perruques, chapeaux en forme de coq, l’équipement du parfait supporter, quoi. Et à ma gauche, y’avait une mère (et son gamin) qui ne supportait pas le bruit et qui n’a pas voulu filer de bâtons gonflables au gamin devant elle sous prétexte qu’il y avait déjà assez de bruit comme ça. J’ai failli lui dire qu’elle aurait mieux fait de regarder le match sur France 3, au moins elle n’aurait pas eu de problème de bruit et elle pouvait même couper le son de son téléviseur, mais au lieu de ça, j’ai remis le son. Je me suis laissée porter par le pépé à côté de moi et j’ai tapé dans mes bâtons gonflables de parfait supporter.
Qu’est-ce que je suis chiante parfois.
Puis après, quand j’en ai eu marre d’emmerder la fille d’à côté (parce que finalement le gamin de devant se débrouillait très bien tout seul), j’ai regardé le match. Les Français ont plutôt bien joué. Ils ont dominé le début de match, en emportant le premier set 5 à 1. Petit à petit les Allemands entraient dans le match, laissant moins de champ libre aux Français (et gagnant le troisième set), mais ces derniers ce sont bien battus et ont fini par gagner ce match.
Je ne vous parle pas de l’ambiance dans les tribunes, pire que dans le virage Sud au Vélodrome.

Qu’un sang impur, abreuve nos sillons.

Kiss me, as you love me, tu sais la vie n'est pas un jeu

Ce matin, je n’étais pas de super bonne humeur quand je me suis réveillée. Les gens ne savent pas respecter le sommeil des autres. Sérieusement, est-ce que je sors ma perceuse à 8h du mat’, moi ? Non. Et pour la simple raison qu’à 8h du mat’, je dors (et que je n’ai pas de perceuse). Je trouve qu’être réveillée à coup de perceuse un vendredi à 8h du mat’, c’est pas humain. Pire que se faire léchouiller la face par un chien trop affectueux.
Puis, j’ai vu la super veste d’Ariel Wizman et ça allait mieux.
Et là je regarde Toute une histoire. Je crois que je suis accro. The JLD effect sûrement. Aujourd’hui, le thème c’est « l’homme idéal ». Y’en a une qui a dit que l’homme idéal devait être riche et macho et une autre qu’il devait être bon au lit. Et pour savoir si c’est un bon coup ou pas, il faut qu’elle se réveille en ayant mal à la tête.
Avec un public entièrement féminin et des invités masculins, ça ressemble à une basse cours, avec des poules et des coqs. Parce que c’est ce que sont les invités. Les femmes parlent fort, rient, crient et huent les hommes qui font les beaux et les séducteurs au grand cœur. Au grand cœur, mais aux fautes d’orthographe flagrantes, il faut « attendre de voir ce qu’on va découvert ». J’attends.
La clé du succès, c’est ne plus avoir de poils et parler de soi à la troisième personne. Ça fait classe, vous comprenez. Et je ne dirais pas d’où vient cet homme (à 20 minutes de chez moi), vous allez encore dire que dans le Sudeuh y’a que des kékés, ras du bulbe.
Je suis sûre que cet homme a dans la poche de son pantalon un Kiss Me Meter. Vous ne savez pas ce qu’est le Kiss Me Meter ? C’est un « bisoumètre », qui sert à mesurer la fétidité de l’haleine. Fini le temps où on soufflait dans sa main pour savoir si on devait prendre un chewing-gum ou pas, maintenant, il suffit de souffler sur le « bisoumètre » et un code de couleur indique la fraicheur de l’haleine. Un peu comme un alcooltest. C’est le truc à avoir pour ne pas passer pour un(e) has-been.
Si j’avais cet objet (de la taille d’un porte-clés), je crois que je m’en servirais surtout pour tester l’haleine de l’autre, parce que je sais que mon haleine est exceptionnellement fraiche. Logique.
Ce matin, je n’étais pas de super bonne humeur, alors j’ai regardé mon plafond blanc, je me suis calée sur le canapé, et j’ai oublié que j’avais un cerveau pendant 3 heures. Et maintenant ça va mieux.
Merci l’habilleuse d’Ariel Wizman et JLD.

Celle qui n'avait plus le droit d'utiliser les WC pour Dâmes

Aujourd’hui, les amis, je me révolte. Je m’insurge. Je m’indigne. Je me soulève. Je me rebelle.
Aujourd’hui, les amis, j’ai envie de dire merde à ceux qui chantent la vie, dansent la vie et qui ne sont qu’amour.
Aujourd’hui, les amis, je suis grave en colère contre la société de consommation, TF1 et La Ferme Célébrités en Afrique. J’en veux à la terre et surtout à ceux qui se roulent des pelles super bruyantes dans le TER. Ce n’est pas poli, ni même très classe.
J’en veux aussi à Kurt de s’être suicidé et à Rihanna de s’appeler Robyn.
J’en veux aussi à ces filles aux cheveux lisses et soyeux (la qualité professionnelle, sûrement) et au rasage de près (la perfection n’est pas qu’au masculin faut croire), qui me diraient que c’est normal si je n’ai pas le droit d’utiliser les WC pour Dâmes. Pour elles, c’est sûr, on a les WC que l’on mérite. Et avec mes cheveux trop courts pour boucler sous la pluie, mes jeans trop larges pour voir la marque de mon boxer en relief, mes chaussures à scratchs (qu’on dirait un enfant de 5 ans) et ma veste à carreaux, je ne mérite pas d’utiliser les WC pour Dâmes. Tant pis, je n’ai plus qu’à apprendre à faire pipi debout, maintenant. Au moins, je n’aurai plus à habiller la cuvette de 15 000 couches de papier toilette, c’est un gain de temps dans le fond.
Ma brave mère m’a dit qu’il fallait que je me maquille. C’est une solution envisageable en effet, si je veux ressembler à un zombie. Et puis, je ne suis même pas sûre que ça fonctionne vraiment. A l’époque de ma crise d’adolescence, j’avais les cheveux longs, très longs, jusque vers le milieu du dos je dirais (on a la crise d’ado qu’on mérite, j’ai envie de dire) et on me tendait déjà la main pour me dire bonjour.
Là, quand on m’a précisé que les toilettes dans lesquelles je pénétrais étaient pour Dâmes, j’ai dit, avec toute l’assurance qui me caractérise en temps de crise, « Mais je suis une fille » ; la Dâme –ou devrais-je plutôt dire la radasse vu l’état de ses cheveux et le maquillage de mauvaise qualité avec lequel elle s’enlaidissait avec passion- s’est confondue (je ne sais pas pourquoi, j’exagère toujours) en excuses. Je ne lui réponds pas et entre enfin dans l’antre de la solitude (ah, vous n’êtes pas seule vous quand vous allez aux WC ?!) je me promis qu’un jour j’arriverai à montrer mon bonnet M (j’avoue, elle était facile celle-là) à qui m’appellera Monsieur. Oui, j’ai toujours aimé la provocation de bas étages et inutile.

Croix de bois, croix de fer… de toute façon je finirai en enfer.

Le temps de m'y faire

« Le temps passe vite pour tout le monde, Mamie ».
Je reviens des courses avec ma mère et sur le paquet de yaourts au sucre de cannes, il y avait marqué « 23/03/10 ». C’est dans longtemps. On aura déjà mangé la totalité des 8 yaourts dans le paquet avant le 23 mars. C’est dans longtemps, mais ça va vite passer, je suis sûre. Demain, je me réveillerai, et je me dirai « Oh, merde, on est déjà le 23 mars et dans une semaine je dois rendre un exposé que je n’ai pas encore commencé ». Ça va vite passer, mais en attendant que ça passe, je compte les jours. Je pourrais même compter les heures avant le 23 mars, j’ai le temps.
J’aime le bruit de la trotteuse dans ma chambre. J’aime aussi voir les grains de sables tomber lentement dans le sablier. J’aime. Je pourrais rester des heures entières dans le silence de ma chambre à écouter l’aiguille danser. J’ai le temps. Puis, quand je regarderai l’heure, je dirai « Oh, déjà ?! Mais je n’ai pas vu le temps passé ». Je ne l’ai pas vu passer, pourtant j’étais là à le surveiller de près. Ce putain de temps.
Y’en a pour qui le temps est un allié. Pour moi, le temps a toujours été un ennemi. Je crois que j’ai la phobie du temps. Si, si, sérieusement. Finalement, je n’aime pas le voir se défiler sous mes doigts. Et je crois que c’est pour ça que j’ai le souvenir court. Je ne veux pas me souvenir que le temps passe. Alors j’oublie. Je ne compte pas les jours qui passent. Non, moi, je décompte. Je préfère. Je préfère me dire que la situation ne sera pas éternelle plutôt que de voir que ça fait déjà tant d’années qu’elle n’a pas changé.
Une question d’erreur de parcours peut-être.
J’aimerais pouvoir jouer avec le temps comme il joue avec mes nerfs.
Mais le temps de m’y faire, il sera sûrement trop tard.

Vous ne voulez pas un whisky d'abord ?

Parfois, quand on a envie de coucher, il faut savoir user de ses charmes, savoir faire rire l’autre si on n’a pas tant de charmes que ça. Si, si, ça marche aussi. Et si jamais on n’a ni charme, ni humour, alors il faut savoir sortir la CB et faire péter les bouteilles d’alcool comme on fera péter les boutons du jeans un peu plus tard dans la soirée (avec un peu de chance). Dans tous les cas, pour coucher, il faut mettre toutes les chances de son côté (et laisser les sous-vêtements du dimanche dans le placard, ce n’est pas le moment qu’ils fassent leur coming-out).
Si j’étais une fourmi, tout serait vachement plus simple. Si j’étais une fourmi, je n’aurais qu’à m’envoler au printemps, un mâle ailé me suivrait (follement épris de mes ailes de rêve) et voilà, l’affaire est dans le sac. Le mâle mourra (dans d’atroces souffrances)(parce que c’est vachement plus drôle en fait) et moi je retournerai en terre et construirai un nid (à mon image) et toutes les ouvrières seront à mes pieds, parce que je serai la reine de mon royaume.
Finalement, vouloir coucher quand on est fourmi, c’est beaucoup plus facile que quand on est humain. Et si on a un creux après l’acte, on peut bouffer ses ailes, parce que c’est super énergétique et beaucoup moins cher que les boissons pour sportifs et si après deux petites ailes, on a encore faim, on peut bouffer ses œufs, personne ne dira rien, au contraire. Pouvoir manger ses ailes, ce n’est quand même pas négligeable.
Bon bien sûr, faut avoir la chance de naître fourmi femelle, parce que si on nait fourmi mâle, on est mal. (Sans mauvais jeu de mot, Ramoucho)
Parce qu’être un mâle chez les animaux, ce n’est pas le top ; surtout pendant ou après l’acte. Ben oui, si on est une fourmi mâle on meurt en vol, si on est une mante religieuse, on se fait bouffer la tête et si on est un ours polaire, on prend le risque de se casser le pénis. Si, si, c’est possible. Parce que les ours polaires ont un petit os dans le pénis et ce petit os est susceptible de se casser si les coups de reins de l’ours sont trop forts ou si l’ours est encore un peu jeune. Et je l’ai vu (de mes yeux vu), en cas de cassure, l’ours se retrouve un peu con et repart (la queue entre les jambes) comme il est venu, hurlant à la mort, tel un loup du Canada. C’est que la banquise est tellement grande qu’il n’est même pas sûr de pouvoir forniquer de nouveau. La reproduction sexuelle c’est un peu un coup de poker, gagner alors qu’on a un carré de deux. C’est le coup de toute une vie pour ces pauvres mâles sans défense.
Finalement, je crois que je vais investir dans le whisky.

La complainte des filles de joie

Je vous préviens de suite, le titre de ce message n’a aucun rapport avec ce qui va suivre ; tout simplement parce que petit un, j’ai pris ce titre au hasard dans ma playlist I-Tunes et petit deux parce que je ne sais pas moi-même ce qui va suivre (comme souvent, en fait).
Je vous entends déjà râler parce que petit un, c’est nouveau et que ça chamboule vos habitudes, petit deux c’est tout blanc et ça fait mal à vos petits yeux de bloggeurs avertis, petit trois, les deux en même temps (et là, vous êtes super pénibles, si, si). Sauf que petit un, le changement ça fait du bien par où ça passe, petit deux, c’est tout blanc, mais Facebook aussi c’est tout blanc et pourtant je vous vois y déposer vos humeurs comme on dépose les gerbes de fleurs le 1er Novembre et petit trois, vous êtes pénibles, mais vous êtes mes lecteurs/lectrices, alors je ne peux pas vous en vouloir. Non, ce n’est l’anniversaire de personne, juste que j’ai décidé d’être sympa avec vous. Oh, mais rassurez-vous, le « mon Bibou » n’est pas encore pour demain, ni après-demain d’ailleurs. Et le jour où je l’appellerai comme ça et que je vous le dirai, vous aurez le droit de me lapider sur la place publique, ou de m’enterrer vivante. J’imagine déjà le sourire sadique de Cass’ et Poids Plume, leur cailloux à la main. Puis, si jamais vous pensez que la lapidation est trop peu douloureuse, vous pourrez toujours m’enterrer vivante. Si, si, dans certaines régions de Turquie ça se fait encore. Y’a une gamine de 16 ans qui a été enterrée vivant dans le jardin familial pour avoir échangé des billets doux avec son amoureux. Et là, j’ai eu envie de dire quelque chose, mais pour le bon fonctionnement de ce blog et pour éviter les polémiques à trois francs six sous, je ne dirai rien. Je vous la ferai en MP, comme sur les tchats. Sur les tchats, on file discuter en MP quand la discussion commence à tourner au grivois et coquin, un peu comme les siestes du dimanche après-midi, on s’enferme dans la chambre et/ou on ne répond plus de rien au téléphone.
Les crimes d’honneur (comme on dit) sont encore présents dans certaines régions turques, mais sont également passibles de la prison à vie. Je préfère le dire, au cas où vous voudriez d’un coup d’un seul vilipender la Turquie et ses us et coutumes.
Ensuite, une fois qu’on a trouvé l’élu (je ne le féminise pas exprès, vous comprendrez plus tard) de notre cœur, il ne faut pas oublier de faire l’amour régulièrement. Ben oui, faut aller plus loin que les MP sur un tchats, les amis. Mais quand je dis faire l’amour c’est un zizi et un vagin, sinon ça ne marche pas. Les zizis ou les vagins en plastique ça ne marche pas non plus. Il faut un homme et une femme quoi. Selon Stuart Brody, si On pratique le coït vaginal (suivi d’un orgasme vaginal, lui aussi) alors On sera mince, équilibré mentalement aura un bon métabolisme et ne sera pas déprimé. Rien de bien nouveau vous allez me dire et pas besoin de Monsieur dans Madame pour se sentir bien après l’amour. C’est vrai. Mais ce n’est pas moi qui le dis, c’est Stuart Brody. Il dit même que « la manière dont marche (à pied) une femme trahit sa capacité à avoir des orgasmes vaginaux ». Incroyable.
Et puis si jamais Madame n’a plus de désir, qu’elle soit sans crainte, bientôt arrivera sur le marché pharmaceutique une jumelle à la désormais célèbre pilule bleue, le viagra pour Dames. Rien n’est encore bien sûr, mais j’ai confiance dans les chercheurs qui feront tout ce qui est en leur pouvoir pour rendre son désir à la femme, comme ils ont rendu son érection à l’homme il y a une dizaine d’années. J’y crois. (La rage au ventre)
Tout ça pour dire que j’ai changé la déco sur mon blog ; et qu’il faut cliquer sur « Read more » ou sur la bulle en haut à droite de l’article (à côté du titre) pour voir les commentaires. Et n’essayez pas de cliquer sur les icônes dans la barre de droite, ça ne mènera nulle part. Elles sont simplement là pour décorer et parce que je n’ai pas réussi à les enlever. Et comme je ne suis pas super pote avec HTML et que finalement elles ne me gênent pas tant que ça, elles resteront où elles sont, ces icônes.

Vous pouvez fermer ce blog et reprendre une activité morale.

90 Rappel.

Archive en fond sonore. L’aiguille monte. Je connais la route. Je suis bien. Je pense. Je réfléchis. Je rêve. Je connais la route. Archive. J’aime. L’aiguille monte encore. Je ne pense à rien. Un chat dans le ravin. 90. Rappel. Un virage. Des fleurs. Personne. Il pleut. Je connais la route. Je ne pense à rien. Ou je pense trop. Je ne sais plus. La musique en fond. Je chante. Des fleurs. Encore. L’aiguille continue sa course folle. Je suis bien. Je connais la route.
Trou noir.

La technique américaine

Ça fait une semaine que je suis en vacances et une semaine que je zone sur le canapé. Ou presque. Avant les vacances, j’avais des projets plein de la tête. Ouais, bon, j’exagère à peine, j’avais dans l’idée de travailler un peu mon mémoire. Puis, sans trop savoir la concentration que j’avais pourtant commandée a disparu, alors comme je ne pouvais pas rester devant Google sans rien faire, sans avoir de mots clés pertinents à taper sauf… non, vous ne voulez pas savoir, j’ai décidé de regarder la télé (et Skins, mais je n’ai pas grand-chose à dire sur Skins à part que c’est génial, et que j’ai kiffé ma race pendant ces deux premières saisons). Enfin, quand je dis que j’ai regardé la télé, j’ai surtout regardé Tout une histoire sur France 2. Deux jours de suite. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de l’émission (je pense notamment à Cass’, qui la pauvre malheureuse a grandi sans télévision), des gens s’assoient sur des fauteuils, racontent leur malheur et Jean-Luc Delarue fait mine de les comprendre. Ce que je n’aime pas chez Jean-Luc Delarue, c’est sa façon de parler. C’est saccadé et sec ; moi j’aime bien quand le flot de paroles chez les gens est fluide. Ça me donne l’impression qu’ils savent où ils vont. Mais bon, là n’est pas le propos.
La première émission que j’ai regardée, c’était mardi. Et mardi, les gens qui étaient sur le plateau étaient de gros menteurs. Ils mentaient pour séduire. Un des invités avait dit à la fille qu’il courtisait (j’aime bien ce mot) qu’il était grand reporter (alors qu’il était au chômage) et bossait pour la RTBF. Aussi, quand il partait travailler, il allait en fait chez des amis pour la journée. Un autre mentait tellement qu’il ne savait même plus ce qu’il disait à qui. C’était assez ridicule à voir. Mais le plus ridicule c’était l’émission d’hier. Dans celle d’hier, les invités étaient ces gens férus de téléréalité, qui étaient prêt à tout pour faire une émission. Y’en a un qui a tenté 18 castings de différentes émissions. Y’en a un autre qui n’avait que le prénom de Steevy à la bouche. Parce que Steevy avait réussi, il le pouvait aussi. Son rêve à lui c’était d’être chroniqueur radio, je crois. Et il s’est dit qu’aller à Secret Story était le seul moyen d’y parvenir. C’est le talent d’être opportunisme. (je cite)
Puis, y’avait Crystal. Crystal ça fait un peu ancienne prostituée. En fait pas du tout. Elle, elle est plutôt du genre camionneuse à avoir la technique américaine. Vous ne savez pas ce qu’est la technique américaine ? Et bien, c’est une technique de chant. Tout se passe dans le ventre. Une histoire de contraction pour faire sortir l’air et chanter à l’américaine, of course. D’après Crystal, même Céline Dion utiliserait cette technique. Crystal c’est le genre de femmes à n’avoir peur de rien. Surtout du ridicule. Crystal, elle ose tout. Et assume. Et pour ça, elle mériterait presque que je l’admire. Un peu comme j’admire les grands fans, à la manière de Fredo, fan de Freddy. Je disais donc que Crystal ose et assume. Elle assume sa coupe de la fin des années 70, elle assume aussi son look ringard, sa voix qui ferait peur à un mort et ses lunettes has-been. Crystal chante du Johnny Hallyday, parce qu’elle a une voix de crooner, elle chante aussi de la country et de la pop rock. Tout ça, avec l’accent, of course. La technique américaine, les amis. La technique américaine.
Et Crystal croit en elle. Parce que si elle ne croit pas en son talent, qui y croira ? Crystal a un truc en plus, c’est sûr. Ça me donnerait presque envie de zoner un peu plus sur le canapé. Presque.

That’s all folks !

Viens mon amour, allons manger un Kebab sur le port

I’m back. Une douce nuit en compagnie de Couette et I’m back.
Hier après-midi, j’étais en cours (c’est assez rare pour que ça soit souligné, je crois). Et pendant que la prof nous parlait du manque de coopération entre les différents services de renseignements aux USA, un gars a ouvert la porte, a crié : « You fuck my wife » (je me demande bien comment il a su) et est reparti. La prof est sortie, a crié un truc dans le couloir (j’ai rien compris à ce qu’elle a dit) et a continué à faire son cours, normalement. Et moi pendant ce temps, j’ai eu trop peur. Déjà parce que je ne m’y attendais pas, et ensuite parce que la prise d’otage est le sujet préféré de mes cauchemars. Peut-être que R va me trouver une explication à ces cauchemars ? Et juste après qu’il est parti, je me suis dit « Non, je ne veux pas mourir dans un amphi froid ». On a les dernières pensées qu’on mérite, j’ai envie de dire.
Puis après j’ai oublié cette intrusion et j’ai parlé vibromasseur et séries télé avec ma voisine de gauche. Mais pas n’importe quel vibro, hein. Celui que vous pouvez cachez au fond de votre sac à main, ou pire, confondre avec votre dernier rouge à lèvres. C’est que la ressemblance est frappante. C’est le truc trop à la mode en ce moment. 5 cm pour un plaisir intense. Comme quoi, la taille n’a rien à voir avec le plaisir.
J’ai terminé de regarder la première saison de Skins aussi. Le seul truc que je peux dire sans trop en dévoiler, c’est que la fin est explosive et qu’elle m’a scotchée sur mon fauteuil. Fucking great, je dirais même.
Et là, vous vous rendez compte que je suis revenue, mais je n’ai toujours rien à dire. Malheureusement je ne peux pas vous faire le même coup que la dernière fois. Alors, je vous ai concocté une petite playlist. Ne me dites pas merci, c’est cadeau.
Enjoy.

Allez viens mon amour, allons manger un Kebab sur le port.



Découvrez la playlist A2 avec Jevetta Steele

Bad Ass

J’ai craqué. J’ai pleuré.
J’avais trop mal alors j’ai pleuré, comme un bébé qui pleure sa mère parce qu’il a le genou rouge sang. Ce n’est pas très grave, mais ça fait mal. Alors on pleure.
Hier je faisais les magasins avec Amina et on a croisé un gamin qui est tombé. Sa mère ne l’a pas vu et comme il voyait qu’elle s’éloignait doucement, il s’est mis à pleurer. Comme pour lui dire « Hey oh, je suis tombé, j’ai pas mal, mais comme tu m’as pas vu, je pleure ».
Ma cousine avait pour habitude de se mettre à pleurer quand je lui disais « Oh, tu ne vas pas commencer à pleurer, hein ?! ». Ça ne loupait pas. Je voyais son visage grimacer, et des larmes couler le long de ses joues.
Quand elle pleure, ma sœur a le souffle qui se coupe et on sent qu’elle en a gros sur le cœur. Et la plupart du temps, elle me donne envie de pleurer aussi.
Les pleurs, c’est un peu comme le rire. C’est communicatif.
Quand mes amis pleurent, je ne sais jamais trop quoi faire. Parfois j’arrive à les prendre dans mes bras pour essayer de les rassurer, les calmer et parfois je reste comme une con à leur dire : « Oh, mais ne pleure pas », ou mieux encore « Vas-y, pleure si ça te fait du bien ». Pleurer ne fait jamais trop du bien. Au mieux ça fatigue tellement qu’après on s’endort.
Puis parfois, c’est moi qui arrive à faire pleurer les gens. Je me souviens d’un jour au collège où j’avais dit à une fille que si elle n’avait pas été acceptée en Seconde Arts Plastiques c’est qu’elle n’y avait pas sa place et qu’il fallait qu’elle vise autre chose plutôt que de s’entêter. Elle a fondu en larmes et j’ai pas tout compris de suite. « Ben quoi ? c’est la vérité » avais-je soufflé à une autre amie, qui m’avait lancé un regard super noir.
Faudrait peut-être que je pense à me taire de temps en temps.
Faudrait aussi que j’arrête de m’énerver pour rien.
Et éventuellement que j’arrête d’écouter Benjamin Biolay.
J’aurais pu appeler cet article, Je vais bien, ne t’en fais pas. Mais j’en avais pas envie.

I am just a bad ass

Come on get high

Wouah, ça fait super longtemps que je ne me suis retrouvée pas devant une page blanche à noircir pour ce blog. Et je sais pourquoi ça fait longtemps que je n’ai plus ouvert une page Word : je n’ai rien à vous dire. Je sais, c’est triste. Pendant un court instant, je me suis dit que ça pourrait être cool de vous parler de mon addiction pour les sms, et que les avoir en illimité c’était un des trucs les plus fun qui me soient arrivés depuis fort longtemps, mais je me suis aussi dit que je n’arriverais pas à tenir tout un article sur ça. Même si je vous parlais qu’avec cette option sms illimités je n’ai plus de scrupules à envoyer des sms vides. Oui, je sais, ça n’arrive qu’à moi.
Donc, sachant que je n’arriverais pas à faire un article entier rien qu’en parlant de sms, j’ai abandonné l’idée. Donc je me suis retrouvée sans idée.
Et, quand je n’ai pas d’idée, je fais le tour des sites d’information, je sélectionne deux trois sujets sur lesquels je suis capable de m’énerver et de laisser s’exprimer ma mauvaise foi légendaire, puis j’ouvre une page de traitement de texte et je laisse mes doigts courir sur le clavier. Sauf qu’en ce moment, l’information est tellement pitoyable que ça me donne envie de gerber (vous avez remarqué vous aussi qu’il y a beaucoup de choses qui me font gerber ?!). La Russie pense autoriser la polygamie dans le but de favoriser les naissances. Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie se disputent comme des gamins à savoir qui des deux travaillent le mieux (et ça gouverne la France ça, oui Madame). John Terry ne sera plus le capitaine de l’équipe d’Angleterre car il a trompé sa femme, hou le vilain. Et moi pendant ce temps ? Et bien, je suis l’actualité et son traitement dans les médias. Enfin bref.
Tout ça pour dire que ce soir, je n’ai pas spécialement envie de parler de moi, ni des autres d’ailleurs. Je pense que je noircis assez de page comme ça sur mon dos pour vous laisser la parole, une fois au moins. Je vous demande donc de raconter à l’assistance (à savoir les autres lectrices, lecteurs) et à moi-même une anecdote (drôle, faire pleurer dans les chaumières, ce n’est pas trop mon truc) sur votre compte, histoire qu’on se moque rit un peu.

Et pour le 80ème article de ce blog, on se lève et on fait la ola.