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L'arnacoeur


Alex Lippi est un briseur de couple professionnel. La plupart du temps, il est engagé pour séduire les femmes dont le mari ou simplement le petit ami est un gros con. Son truc ? La séduction et une tactique bien huilée : fausse identité, sourire ravageur. Et ça fonctionne plutôt très bien.
Un jour, le père d’une jeune fille (Juliette) libre et indépendante demande à Alex de tout mettre en œuvre pour empêcher sa fille de se marier. Alex accepte non sans savoir que le couple que Juliette forme avec son futur époux est solide comme un rock. Toutes les techniques auparavant utilisées par cet « arnacoeur » ne fonctionnent pas avec Juliette.
C’est drôle, c’est frais, « ça sent le printemps » disent les critiques et je suis bien d’accord avec eux. Romain Duris excelle dans son rôle de parfait gentleman, on le sent libéré et à l’aise dans son personnage. Les seconds rôles, joués par Julie Ferrier et François Damiens sont eux aussi très bons et très drôles. Seule petite ombre au tableau, Vanessa Paradis ; sa prestation ne cassait pas trois pattes à un canard (comme dans la musique d’ailleurs).
Par contre, je donne un plus à la bande originale, un mélange de nouveauté et d’incontournable (presque) pour une comédie du genre.
C’est pas le film de l’année, mais il vous fera très certainement passer un bon moment. A voir.

Invictus


Libéré de prison en 1990, Nelson Mandela devient le président de l’Afrique du Sud, 4 ans plus tard, symbolisant alors la fin de l’apartheid. Alors que le pays est encore très divisé, et qu’il faut relancer l’économie, Mandela mise sur le sport, et la coupe du monde de rugby qui se déroulera un an plus tard en Afrique du Sud pour fédérer la nation. Ses plus proches conseillers ne voient pas cette décision d’un bon œil, mais Nelson persiste. Et signe.
Il s’implique personnellement dans ce combat sportif (et politique), en convoquant le capitaine de l’équipe des Springboks dans son bureau pour lui faire part de sa volonté de gagner cette coupe du monde, et ensuite en allant jusqu’à les encourager personnellement le soir de la finale.
Contre toutes attentes donc, le soir de la finale est arrivé, et les Springboks affrontent les All Blacks. La ferveur du début de Mandela pour cette équipe atteint peu à peu la population. Et c’est tout le pays qui se retrouve devant son poste de télévision à attendre le coup de sifflet final.
Et quel match !
Un vrai match de finale : un score serré, de la tension, une prolongation, un stade qui crie. Et en plus de ça, c’est super bien filmé. En dehors du sport à la télévision, j’ai rarement eu des frissons en regardant un film. Et Clint a réussi, le con. (Il avait même réussi à faire pleurer ma mère à la fin de Million Dollar Baby, c’est dire)
C’est le premier film que je vois de l’acteur-réalisateur, et je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Je l’ai déjà dit, mais les passages des matchs sont super bien filmés. Ici, pas besoin de 3D pour faire flotter je ne sais quel bidule gluant, ou autre effets spéciaux, les gros plans et les sons suffisent amplement à faire passer ce simple message : l’effort est là, il est bien là pour mener jusqu’à la victoire finale.
C’est un film historique à la base, donc il n’y a pas trop de surprises à la fin pour celui qui suit un minimum l’actualité sportive. Donc, encourager les acteurs sur le terrain n’était pas vraiment nécessaire, et je me serais également bien passée des bruits de peur lors des affrontements physiques. C’est un peu comme si on était étonné de la mort d’Hitler à la fin d’un film sur la Seconde Guerre Mondiale.
Bref.
Tout ça ne m’a pas empêché d’aimer ce film. Et même si le rugby est très présent dans le film, ça ne parle pas que de ça non plus. Je pense qu’on peut y trouver plusieurs niveaux de lecture, ce qui rend la séance encore plus agréable.

Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme.

Le jour où j'ai voulu voir le même film que tout le monde

J’ai beau être exceptionnelle, il m’arrive aussi de faire comme tout le monde. Que je vous rassure de suite, si j’ai tendance à faire comme les autres, c’est plus pour ces autres justement que pour mon propre intérêt. Exceptionnelle et altruiste. (tout est bon dans le cochon)

Donc, il y a une semaine environ, ma pauvre sœur voulut voir Avatar. Soit. On y est allée. Comme 95% de la populasse française. Autant vous dire que la séance était complète une heure avant. C’est à ce moment-là que je l'ai entraînée vers la FNAC, que j’ai eu envie de demander des trucs cons aux vendeurs, tout ça tout ça. Vous connaissez la suite.
Comme je voyais que ça lui tenait à cœur cette histoire d’Avatar et que j’ai le cœur sur la main, je lui ai proposé d’y retourner dimanche, à la séance de 10h30. Donc dimanche dernier, je me suis levée à l’aube pour éviter le monde. J’y ai même cru. Mais en fait non. Je me suis retrouvée au milieu de la foule (qui s’élance et qui danse) à attendre pendant 30 minutes que les portes du cinéma s’ouvrent.
E tout ça pour quoi ?
Pour entendre dire que quand on est mince on a plus froid que les gros. J’avais juste envie de lui taper sur l’épaule à la bonne femme et lui dire : "Vous savez, moi aussi je me pèle le cul ". J’avais même envie de rajouter "connasse", mais je suis polie comme fille.
Pour avoir l’air débile avec mes lunettes 3D et pour ne pas être convaincue de cette 3D justement.
L’histoire est super simple : Jake un ancien marine est recruté pour aller sur Pandora, un lieu très prisé par les grandes industries, pour mener une mission d’infiltration auprès des Na’vi. Son but : récolter le plus d’informations possible pour aider les industries à combattre ce peuple et à exploiter un minerai rarissime. Sauf que sous la forme de son avatar (hybride créé génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora), Jake rencontre les Na’vi et surtout la belle Neytiri, qui lui a sauvé la vie. Et puis, petit à petit Jake va apprendre à connaître ce peuple, ses rites et sa manière de vivre. Puis surtout (et ce n’est un secret pour personne) il va tomber amoureux de Neytiri et aider les Na’vi dans leur combat contre les humains.
L’histoire est donc un peu simple, mais ça passe assez facilement grâce à Pandora, un monde complètement inventé par James Cameron, aux couleurs vives et flamboyantes. Ça brille, c’est fluorescent, de toutes les couleurs… C’est beau à voir. Et parfois même ça flotte sur l’écran. C’est la magie de la 3D. Mais bon, faut trop en attendre non plus, parce qu’entre nous, la 3D ne casse pas trois pattes à un canard.
Le jour où j’ai voulu aller voir le même film que tout le monde, j’aurais dû rester couchée.

Vous pouvez fermer ce blog et reprendre une activité morale.

Le Docteur Parnassus dans The Box


Le Docteur Parnassus trimballe un théâtre ambulant de fêtes foraines en parking de supermarchés, et est capable de contrôler l’imagination des gens. Un jour Tony, un vagabond, va l’aider à sa manière à gagner le pari que Parnassus avait fait avec Mr Nick, le diable. Tony charme alors les passants et les emmène ensuite à la rencontre de leurs rêves, dans un pays imaginaire.
Tout au long du film donc, on passe d’un monde à un autre. De la réalité à l’imaginaire. Et c’est dans ce monde parallèle qu’apparaissent Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law pour remplacer feu Heath Ledger. Et je trouve que cette idée est plutôt bien trouvée. Très bien trouvée même, car le changement d’acteur ne choque pas. On sait très bien pourquoi ils sont là, mais d’un point de vue de l’histoire, je trouve que ça passe bien.
A certains moments, j’ai trouvé ça un peu long et tordu, mais d’une manière générale, j’ai bien aimé le monde imaginaire et poétique dans lequel le réalisateur veut nous emmener.

Norma et Arthur mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis. Puis, un petit matin, Norma découvre une boîte sur le palier et quelques jours plus tard, un homme énigmatique leur en explique le fonctionnement. Si, sous 24 heures, ils appuient sur le bouton situé sur la boîte, ils empocheront 1 million de dollars mais quelqu’un qu’ils ne connaissent pas mourra.
Norma appuie sur le bouton et s’en suit alors toute une série d’événements les plus tragiques les uns que les autres.
Raconté comme ça, le film a l’air super intéressant, sauf que pas du tout. Je trouve que l’histoire a mal été exploitée. Le film est mou (sauf quelques passages surprenants) et long. Il n’y a pas vraiment de fin. On attend la suite, on reste sur notre faim.
Déjà, j’étais à deux doigts de m’endormir et ça, c’est moche. Puis ensuite, je suis sortie de là un peu coi, pas du tout convaincue de ce que j’avais vu.

Le Docteur Parnassus dans The Box, c’est un peu comme Piou Piou sur Facebook. On y va, puis quand on revient, on se dit qu’on a perdu deux heures de son temps. Mais au fond, on aime ça.

Cineman dans Le Petit Nicolas

Deux jours, trois films et aucun rêve. Comme beaucoup d’entre vous je suppose, si j’aime le cinéma, c’est parce qu’il me fait rêver. Il me prend par la main et m’emmène loin. Loin de tout, dans un monde virtuel plaisant.

Sauf que les derniers films que j’ai vu m’ont plus permis de finir mes nuits que de m’envoler vers d’autres contrées.
D’abord, Lucky Luke : certains passages sont drôles, mais sinon, ça casse pas trois pattes à un canard. L’histoire est banale. Les personnages sont fades. Ça décolle pas. On attend pendant 1h30 un truc qui ne viendra jamais. Nul.
Ensuite, Le Petit Nicolas. C’est gentil. Plein de bons sentiments. C’est un film bien fait et tout propre. Même si j’ai réussi à ne pas dormir, je me suis quand même bien ennuyée.
Et enfin, Cineman. Ou la confirmation que les comiques (de scène) doivent rester sur la scène. Franck Dubosc ne renouvèle pas son jeu, et si ça passe sur scène, ça casse à l’écran. C’est pas super drôle. Rien ne se passe, pourtant, je trouvais l’idée de départ plutôt originale, mais pas bien exploitée au final (c’était pour la rime en "al").
Des trois films je crois que celui que j’ai préféré reste Le Petit Nicolas. Je ne m’attendais pas à grand-chose en fait. Donc je n’ai pas été déçue.
Et les autres films, ce sont une île flottante sans crème anglaise, un bonbon acidulé qui ne pique pas, Tic sans Tac, ce blog sans moi. Les autres films sont rien.

Cineman dans Le Petit Nicolas, c’est comme Lucky Luke et Robin des Bois dans un même film, y’en a un des deux qui sert à rien.



Inglourious Basterds


Nous sommes en 50 avant J-C ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.
Ah non, merde, je me suis plantée de film.
Bon, nous sommes en 1944 après J-C, l’Allemagne nazi occupe la France et un groupe de soldats juifs américains (les Bâtards) est bien décidé à tuer du Nazi. Puis, y’a cette fille, Shosanna, qui a vu sa famille mourir, n’a qu’une envie : se venger du Colonel Hans Landa (qui avait ordonné l’exécution de la famille).
Pour son 10ème film en tant que réalisateur (à moins que je ne sache pas compter) Quentin (prononcez Qwentine, c’est plus drôle, vous verrez) nous livre un film incroyablement incroyable. Il reprend ses bonnes vieilles habitudes de cinéaste : montage par chapitre (tantôt calme, comme la longue discussion entre Landa et un paysan Français en ouverture du film, tantôt moins calme, comme les nombreuses scènes de fusillade (chères à Quentin j’ai l’impression)) références au Cinéma (aux Cinémas ?) à foison (d’ailleurs, si t’es pas un pro du cinéma, je suis sûre que t’en loupe la moitié) et une BO incroyable elle aussi. (J’adore les réarrangements en début de film sur La Lettre à Elise de Beethoven)
Et si on ajoute à tous ces éléments, un casting de rêve, avec de très bons (si ce n’est les meilleurs) acteurs européens et américains. Brad Pitt, Diane Kruger, Daniel Brühl, Mélanie Laurent Eli Roth, autant de grands noms du cinéma international, sans oublier Christoph Waltz qui campe à merveille le Colonel SS Landa, on a un film remarquablement bon et d’une qualité exceptionnelle.
En un mot comme en cent, ce film est une bombe cinématographique. Certains critiques penseront que Tarantino s’est foutu de la gueule des spectateurs, mais à l’instar de Woody Allen, un mauvais Tarantino (si mauvais film il y a) restera tout de même un bon film !
A voir, bien sûr.

Public Ennemies


Dans les années 30 aux USA, sévit John Dillinger (Johnny Depp), un braqueur de banque hors pair. Après son évasion de prison, il tombe amoureux de Billie Frechette (Marion Cotillard) et va devenir la cible, l’ennemi public à avoir pour Edgar Hoover (le chef du FBI) qui ordonne à Melvin Purvis (Christian Bale) de l’arrêter coute que coute. S’en suit alors une sorte de course poursuite entre John et les policiers.
Techniquement parlant, ce film est un bon film. La réalisation est bien faite, alternant les moments plutôt calmes et les moments plus stressants (filmés caméra à l’épaule), seulement, cela ne m’a pas empêchée de m’emmerder comme pas possible.
Ouais, je me suis ennuyée devant ces 2h30 de film que j’ai vu défilées tellement c’était long. Je me suis même surprise à regarder l’heure, chose que je ne fais presque jamais, c’est dire.
Marion Cotillard fait du Marion Cotillard, Depp fait du Depp, mais comme Depp restera toujours bon, même quand il est moyen, ben il arrive quand même à capter l’attention du spectateur. Du coup, Christian Bale qui fait du Bale deviendrait presque un personnage secondaire alors qu’il est au centre de l’action lui aussi.
Sans être décevante, la fin semble difficile à croire : John arrive à s’échapper de prison (par deux fois) il arrive à semer les flics chaque fois qu’ils sont à sa poursuite, arrive à se balader dans le commissariat de Chicago sans se faire remarquer, mais se fait tuer (oulala le spoiler de malade ^^) à la sortie du ciné… Mais What the Fuck ? comme diraient mes amis anglophones.
Je trouve ça gros, mais bon, on ne peut pas gagner à tous les coups…

Jusqu'à toi


Résumé
Parisienne de 26 ans, Chloé est très seule, un peu mélancolique et décalée. Entre son envahissante voisine et une collègue mesquine, sa vie n’a rien d’un conte de fées, jusqu’au jour où elle récupère la valise d’un inconnu… Après l’avoir ouverte, Chloé tombe amoureuse de son contenu et se met à fantasmer sur son propriétaire. Convaincue que cet homme n’est autre que son Prince Charmant, elle met tout en œuvre pour le retrouver…

Jusqu’à toi (premier film de Jennifer Devoldere) est une comédie romantique sans prétention. Et pour un premier film je le trouve plutôt réussi. Les personnages principaux sont attachants ; Mélanie Laurent incarne « à la perfection » cette petite parisienne rêveuse et Justin Bartha est à craquer en homme largué. Et les personnages secondaires sont très drôles.
Je trouve que pour une comédie romantique, la réalisatrice s’en sort assez bien et nous propose un film frais et léger. Bien sûr, il y a un côté convenu et on sait plus ou moins comment tout ça va se terminer, mais j’ai pris du plaisir à le voir. J’ai passé un bon moment.

Là-haut


Carl a 78 ans et est un papy grincheux. Depuis que sa femme est morte, il vit seul chez lui et refuse de quitter sa maison (même quand celle-ci se retrouve au beau milieu d’un immense chantier et que des entrepreneurs forts riches lui proposent de l’argent pour partir). Un jour, Russell, un petit gars d’une dizaine d’années, sonne à sa porte : il veut à tout prix l’aider (pour obtenir le dernier badge qu’il manque à sa collection).
Lassé de cette vie, Carl décide de s’envoler au bord de sa maison et de vivre le rêve de sa vie (qu’il partageait avec sa femme) : installer sa maison au bord des Chutes du Paradis, en Amérique du Sud.
A peine la maison a décollé que Carl est déjà dérangé. En effet, le petit Russell est toujours sur le pas de la porte (d’ailleurs à ce moment-là, y’a comme un truc qui cloche car on voit la maison s’envoler sans personne sur le perron) et toque pour pouvoir entrer.
S’en suit une aventure rocambolesque et délirante pour Carl et Russell, qui vont peu à peu apprendre à se connaître et a développer un vrai sens de l’amitié.
On est ému, au début surtout. On rit beaucoup. Et on a peur aussi parfois. Le film joue sur tous les tableaux et y joue très bien. On passe d’une émotion à une autre sans vraiment s’en rendre compte. Ça roule tout seul. En plus de ça, c’est un vrai film d’aventure. Les héros n’ont pas une minute à eux, un peu comme un Indiana Jones perdu en pleine forêt Amazonienne. C’est un vrai régal.
En plus, le film est très bien fait ; je reste toujours scotchée face aux couleurs.
Après
Wall-E l’an dernier Ratatouille l’année d’avant ou encore Toys Story et les autres, Pixar arrive encore à se renouveler et à nous offrir un film novateur et d’une grande qualité.
Courrez-y.