Quand j’avais 16 ans, j’ai écrit un espèce de texte rempli de questions sans vraiment de réponses. Je disais que j’étais à une « période de ma vie assez difficile » (le stress du lycée, vous comprenez). Puis au milieu de tout ça, j’ai lu « Je n’ai pas de buts dans la vie ; ah, si, mon but dans la vie – ou du moins aujourd’hui – c’est d’écrire des romans, des nouvelles […] » (après je suis partie dans un délire sur le « Grand Amour », avec un « Grand Joli Garçon »)(Je ne sais pas encore si vous avez le droit de vous moquer).
Ce texte-là, je l’avais oublié. Il est ressorti un soir que je rangeais, ou que je fouillais dans mon passé, ou les deux. Il est ressorti et je l’ai lu en me disant que ce que j’avais écrit avant et après ce passage c’était de la grosse merde. Mais que ce passage-là précisément était encore d’actualité. 6 putains d’années plus tard.
Si vous me demandez comment je me vois dans ma période adulte, je vous répondrai inlassablement que je ne me vois pas. Je ne me projette pas. Mais en fait, chaque fois que je le fais, je me vois en train d’écrire. Derrière mon écran d’ordi à noircir des pages et des pages de traitement de texte.
Je sais que sur la toile (et pas que) se cachent des centaines d’auteurs en puissance, bien plus doués que moi. Mais moi, moi j’ai l’impression que je ne sais faire que ça.
Alors oui, j’arriverai à m’adapter plus ou moins bien à autre chose. Mais j’ai cette sensation que c’est l’écriture qui me fera tenir, voire même avancer. Et quand je ne publie pas ici, des dizaines de feuillets libres sont noircis, des dizaines de pages Word remplissent mes documents.
J’ai envie d’écrire, mais je n’ai pas forcément envie de le faire que pour moi.
J’ai envie d’écrire et j’ai envie d’être lue.