J’avais pourtant bâti tous mes espoirs sur ce pauvre mot de rien du tout appris par hasard l’an dernier alors qu’on se moquait des mots bizarres que la langue française pouvait nous offrir. En fait, peut-être que je n’aurais pas dû me moquer, ou alors j’aurais dû être plus attentive en cours d’histoire quand on nous parlait de Jean Jaurès, ou alors j’aurais dû apprendre par cœur toutes les expressions anglaises (que je suis sûre que même les Anglo-Saxons ne connaissent pas). En fait, j’aurais dû, pu faire beaucoup de choses, mais je ne les ai pas faites, ou alors qu’à moitié. Et dans les concours, il ne faut pas être à moitié ou moyen, il faut être excellent. Il faut être excellent pour les éliminer un par un tous autant qu’ils sont à loucher sur la même place que nous.
Je suis d’une nature pessimiste, alors je m’étais plus préparée à rater ce concours qu’à voir mon nom dans la liste (d’ailleurs j’ai vérifié plusieurs fois pour Nice, en voyant que mon dossier avait été retenu et que j’étais convoquée pour passer des tests et entretiens, alors qu’une seule fois m’a suffit pour Marseille) mais dans le fond, j’avais déjà une petite idée de comment m’habiller pour l’oral (je reste une fille, hein)(et puis bon, faut savoir se mettre en valeur parfois, ahem) et surtout je commençais à bien aimer l’idée de partir vers Marseille. Peut-être parce qu’en fait, je m’étais mis dans la tête que c’était un bon compromis pour nous. Et surtout parce que j’avais envie d’y croire, cette fois.
Je ne suis pas déçue, ou si peut-être un peu, mais ce n’est pas bien grave.
Le fesse-mathieu ne m’aura pas sauvée. Tant pis. Je sais ce que ça veut dire, c’est déjà ça.
Et sinon, c’est décidé, j’arrête d’écouter Saez et je me mets à Tender Forever, au moins c’est en anglais, je comprendrais moins les paroles.
Cet article, premier du mois de juin, sera également le dernier de la semaine. Après avoir lavé les draps du lit à baldaquin et poli le carrosse, j’ai encore quelques petits détails à régler.
See you later, Mother fucker.