I'll be back

Tordu comme un boomerang

Je m’y attendais, mais en même temps je n’avais pas envie d’y croire. Faut croire, que j’ai gardé un côté bisounours et naïf, dans le fond. Je pensais que je pourrais continuer à écrire, que j’étais encore libre et que j’arriverais à jongler avec la censure. Ma censure. Ce que j’avais le droit de dire, et le reste.
Je pensais aussi que mon second degré, mon humour noir et cynique et le recul que je peux avoir concernant certaines situations c’était mon truc à moi. J’ai du me planter. Je pensais que c’était pour ça que j’avais des lecteurs, qu’elle aimait me lire. J’ai du me planter aussi.
Chaque mot que je couche sur ce papier virtuel, que je publie sur ce blog me revient chaque fois en pleine gueule. Comme un boomerang. Un boomerang mal contrôlé.
J’arrête là. Je vais ailleurs, voir si j’y suis et si vous y êtes aussi.

C’est une histoire de dingue, une histoire bête à pleurer.


PS: Seuls celles et ceux qui me contacteront par mail auront la suite.

GJ2GA

A 16 ans ! (c’est le titre. Oui, je titrais déjà mes textes. Fabuleux, hein ?)

Que doit-on faire quand on a 16 ans ? De quoi doit-on rêver : boulot ou garçon ? (je faisais déjà dans la question rhétorique inutile, puisque rhétorique). Je ne le sais pas, c’est pour ça que je vous pose la question. (J’avais déjà dans l’idée d’écrire pour des lecteurs, hum.)
A vrai dire, je n’ai que 16 ans –bientôt 17- (la précision est de mise chez moi) et c’est normal de se poser des questions, mais pendant combien de temps ??? (Là, j’essaie de me rassurer, mais en même temps je m’inquiète quand même)
Je suis à une période de ma vie assez difficile (là, je me pose en victime, comme souvent d’ailleurs) : stress du lycée, envie de sortir avec des garçons, envie d’avoir de l’argent, faire des sorties avec une bande de super amis (Melrose Place, je vous dis) ; mais moi de tout ça… mais moi, je n’ai rien de tout ça ?!? (J’essayais déjà de faire joujou avec les mots, mais ça rendait mal)
(Le passage que vous connaissez tous maintenant) Je n’ai pas de buts dans la vie ; ah, si, mon but dans la vie –ou du moins aujourd’hui- c’est d’écrire des romans, des nouvelles et peut-être même que ça me permettra de rencontrer l’Amour. (On y vient) Je suis peut-être trop jeune pour parler d’Amour (je le pense encore parfois) mais à ces choses il n’y a pas d’âges (hum, je me rassure encore). Dès la plus jeune époque de notre vie (là j’essaie de faire genre je suis douée avec les mots, je fais des belles phrases, mais que nenni) on pense à l’Amour : l’Amour de nos parents, du petit garçon qui est dans notre classe à l’âge de 3 ans (il s’appelait Sébastien), au plus grand garçon de 13 à 18 ans (c’est très hiérarchisé chez moi, hein ?) et à partir de la majorité on pense à se stabiliser et à trouver le Grand Joli Garçon pour vivre le Grand Amour ; le code c’est GJ2GA !

J’ai même pas honte. Enfin…
Au final, des garçons dans ma vie, y’en a pas eu tant que ça et le code GJ2GA, je l’ai vite oublié.
Sébastien, à part lui offrir un dessin avec un ours en peluche dessus, je n’ai rien fait avec lui. Je me suis quand même bien débrouillée, parce que lui pour me prouver son amour éternel, il m’avait offert une bague. Si on y réfléchit bien, un dessin contre une bague. Je gagne.
Ensuite, y’a eu Anthony. Avec lui j’ai fait bisou-bisou dans le bus lors d’une sortie scolaire et après je l’ai oublié. Ouais, on n’était plus dans la même classe, et manifestement ce changement a eu raison de mon amour pour lui. L’an dernier il m’a proposé de bosser avec lui sur un projet culturel, mais j’ai refusé. Vous comprenez bien qu’on ne peut pas mélanger sexe et boulot. Hum.
Anthony, c’était au CP. Et j’ai attendu toute ma primaire (lorgnant sur l’athlétique Jérôme) et de ne plus avoir d’appareil dentaire pour accrocher Laurent à mon tableau de chasse.
Laurent c’était le frère d’une de mes amies de l’époque. Je ne suis pas allée le chercher trop loin celui-là, mais je l’aimais bien. Il me faisait rire et sentait bon. Ça n’a pas duré parce que je ne voulais pas lui tenir la main dans la cour du collège et qu’il n’arrivait pas trop à savoir ce que je ressentais pour lui. Aujourd’hui, il a une gamine de 4 ans et je suis contente de ne pas en être la mère.
Au lycée, y’avait Nicolas, avec qui je jouais au basket les dimanches après-midi. Un jour qu’il était chez moi, c’était super électrique entre nous : on a voulu prendre la souris en même temps. Un grand moment. Puis, quand je lui passais de la citronnelle sur le dos pour pas qu’il se fasse piquer par les moustiques c’était intense aussi. Je l’ai viré de mes amis FB parce qu’il me gonflait avec ses protéines et son poulet froid le matin. Moi, les bouffeurs de créatine j’en ai un peu rien à foutre.
Après, j’ai eu mon premier job d’été et la première fois que je sentais que j’intéressais vraiment quelqu’un. Sylvain. Sylvain aurait pu être le GJ2GA. Il était grand et pas trop moche, mais quand il m’a demandé le premier soir si je suçais (sic) et que j’ai répondu non, il a reconsidéré notre relation.
La deuxième année au camping, j’ai rencontré Joachim, qui me faisait des chatouilles dans le dos et qui voulait que j’aille à la plage avec lui et ses gosses et y’a eu Sébastien (non pas celui qui m’a offert une bague). Je crois que Sébastien était sexuellement désespéré et que c’est pour ça qu’il a tenté avec moi. De mon côté, j’étais trop gentille et je n’ai pas pu lui refusé un diner. Sébastien n’a rien tenté, mais il voyait bien que mon regard me trahissait et que tout serait possible. Hum. Le lendemain, j’ai dû lui envoyer un sms pour calmer ses ardeurs, après quoi il a dit à tout le monde que c’était moi qui lui avais fait des avances. Les gars qui sont plus petits que moi, qui portent des Atemis (trop serrées) et des chemises à fleurs, très peu pour moi. Merci.
Et enfin, y’a eu Taylor, à mon retour d’Amsterdam. On bossait ensemble le matin sur les plages et tel un gentleman qu’il n’est pas, il portait les sacs lourds. On rigolait bien, et je l’avoue, j’avais une certaine affection pour lui. Taylor c’était un peu l’exotisme des îles avec son accent créole et ses cheveux crépus. J’avais refusé ses invitations tout l’été et par un samedi de septembre je me suis dit que je pouvais bien lui accorder mon après-midi. A se bécoter sur un banc public. Après ça, se sont écoulés 8 mois sans que j’aie de ses nouvelles, puis un jour, il m’appelle. Il était 7heures du matin et il m’a appelée « ma puce ». C’était trop pour moi, je lui ai dit d’aller se faire voir.
Après Taylor, je me suis dit qu’il serait quand même temps d’arrêter les frais pour rien. Et j’ai bien fait.

You are the splinter in my vains

Chaque fois c’est la même chose. Chaque fois que je le vois, je suis en vrac après. Je suis en colère et énervée contre tous. Contre lui et la putain de vie qu’il m’a offerte.
Je lui en veux. Je lui en veux. Je lui en veux.
Et il ne le sait pas. Il ne le sait pas parce que je ne lui ai jamais dit. Parce que j’ai toujours essayé de faire bonne figure. Avant c’était pour ma sœur. Maintenant c’est pour avoir bonne conscience, quand j’encaisse le chèque à la fin du mois.
Je suis pourrie de l’intérieur, je cherche mon intérêt dans l’histoire. Comme lui.
Je ne voulais pas lui ressembler. Je ne voulais rien de lui. Puis il est là. Dans l’ombre. Dans le reflet du miroir. Près à ressortir à chaque instant.
Putain. Putain de lui.
Ce soir je suis en vrac. Et c’est de sa faute.

London Calling

Au début j’étais partie pour écrire cet article en Anglais, je l’avais même dit à W. Mais une fois devant ma page blanche et ma première phrase écrite, je ne savais plus quoi raconter. Pourtant, écrire en Anglais a été mon quotidien pendant à peu près 5 ans, avec une augmentation de l’intensité (cette phrase ne veut absolument rien dire, mais « dès que le vent soufflera je repartira » non plus, pourtant personne n’a jamais rien dit à Renaud que je sache) pendant mon séjour à Amsterdam. (Non, je ne le dirai jamais assez, que j’ai fait un séjour Erasmus chez les Bataves ; et tant que ce blog je tiendrai, d’Amsterdam je parlerai)
Donc, comme j’ai bloqué à la première phrase et que je sais qu’une partie de mon lectorat comprend l’Anglais comme je comprends l’Ouzbek, je me suis dit que l’article en Anglais ça serait pour plus tard, genre à mon retour de vacances (parce que j’aurai entendu que ça pendant une semaine) ou alors un soir de biture (parce que je trouverai ça fun d’écrire en Anglais).
Bref.
Ce voyage-là était mal parti. Une fois je peux partir, le lendemain tout se modifie à la fac, donc tout est remis en question et ça, jusqu’à la semaine dernière où j’ai enfin su que je serai libre la semaine du 13. Donc, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On va prendre les billets en agence, où Nadine nous choisit les billets les moins chers du marché du billet pour Londres, on raconte deux trois conneries, et quand elle nous demande si on a déjà réservé l’hôtel (oui, Nadine se souciait même d’où on allait dormir), je lui réponds « Oh, ben non, nous, on dort dehors ». Ouais, ben j’aurais mieux fait de la fermer, voyez-vous. Parce que j’ai galéré comme une huitre au soleil pour trouver un hôtel pas trop cher et pas trop loin du centre et potable aussi. Oui, non parce que des hôtels pas trop chers y’en avait plusieurs, mais je n’avais pas forcément envie de dormir dans le placard à balais sous la réception. Et je sais que ma sœur et Last_Aerials qui m’accompagnent, non plus.
Je réussis finalement à trouver un hôtel qui a l’air correct (mais un peu excentré) dans la soirée et aujourd’hui, alors que je voulais retirer de l’argent pour faire le remake de Pretty Woman, j’ai dû aller à l’agence du centre commercial (un samedi après-midi, je ne raconte donc pas le bordel dans lequel j’étais pour atteindre le parking, me garer et sortir du parking) pour au final retirer la moitié de ce que je voulais initialement. Ne pas avoir d’argent c’est un compte, mais ne pas pouvoir utiliser celui qu’on a est simplement frustrant.
Je ne sais pas trop, j’espère que ce ne sont que des emmerdes d’avant départ et qu’une fois sur place tout sera finger in the nose.
Tout ça pour dire que l’histoire du « Grand Joli Garçon pour vivre le Grand Amour (dont le code est GJ2GA) » ça sera pour la semaine d’après. Je fais dans le teasing, un peu pour que vous ne m’oubliez pas pendant une semaine, hein.
Je vous embrasse mes Loulous (oui, je suis d’humeur affectueuse aujourd’hui) et see you next week.

S'en aller, suivre des lueurs

Le master que je suis sur le point de terminer (tant bien que mal) m’aura fait chier jusqu’au bout. Le master que j’aimerais commencer m’aura fait chier dès le début.
Moi, j’avais juste envie de m’en aller. J’avais juste envie de traverser La Manche par le sous sol et voir comment c’est chez les Anglais. Je voulais faire la touriste de base, manger n’importe quoi, n’importe quand. Prendre en photo les panneaux de signalisation et les pavés. Putain, je voulais même le t-shirt « I love London ».
Je voulais savoir où était Oxford Street.
Là, j’ai juste envie de pleurer.
Pour le moment, rien ne m’empêche vraiment d’y aller, mais tout ne se trame pas comme je l’aimerais. Je ne sais pas quand je soutiendrai mon mémoire (ça fait juste 5 jours que j’ai envoyé un premier mail à ma prof, que j’ai relancée samedi matin), ni si je suis prise au master pour lequel je postule (je le saurai après le 13) et encore moins si je serai convoquée à un entretien. (Sachant que la rentrée est le 27)
Je pourrais leur faire un grand Fuck et partir quand même. Je pourrais aussi leur envoyer un mail en leur expliquant, point par point, pourquoi tous les étudiants se barrent et pourquoi chaque année ils doivent revoir les maquettes des masters parce qu’ils sont en manque d’effectifs.

Moi, j’avais juste envie de visiter Montmartre et allez chez Michou.

J'voudrais fumer une cigarette, mais y'a plus d'soufre sur l'allumette

Quand j’avais 16 ans, j’ai écrit un espèce de texte rempli de questions sans vraiment de réponses. Je disais que j’étais à une « période de ma vie assez difficile » (le stress du lycée, vous comprenez). Puis au milieu de tout ça, j’ai lu « Je n’ai pas de buts dans la vie ; ah, si, mon but dans la vie – ou du moins aujourd’hui – c’est d’écrire des romans, des nouvelles […] » (après je suis partie dans un délire sur le « Grand Amour », avec un « Grand Joli Garçon »)(Je ne sais pas encore si vous avez le droit de vous moquer).
Ce texte-là, je l’avais oublié. Il est ressorti un soir que je rangeais, ou que je fouillais dans mon passé, ou les deux. Il est ressorti et je l’ai lu en me disant que ce que j’avais écrit avant et après ce passage c’était de la grosse merde. Mais que ce passage-là précisément était encore d’actualité. 6 putains d’années plus tard.
Si vous me demandez comment je me vois dans ma période adulte, je vous répondrai inlassablement que je ne me vois pas. Je ne me projette pas. Mais en fait, chaque fois que je le fais, je me vois en train d’écrire. Derrière mon écran d’ordi à noircir des pages et des pages de traitement de texte.
Je sais que sur la toile (et pas que) se cachent des centaines d’auteurs en puissance, bien plus doués que moi. Mais moi, moi j’ai l’impression que je ne sais faire que ça.
Alors oui, j’arriverai à m’adapter plus ou moins bien à autre chose. Mais j’ai cette sensation que c’est l’écriture qui me fera tenir, voire même avancer. Et quand je ne publie pas ici, des dizaines de feuillets libres sont noircis, des dizaines de pages Word remplissent mes documents.
J’ai envie d’écrire, mais je n’ai pas forcément envie de le faire que pour moi.
J’ai envie d’écrire et j’ai envie d’être lue.

Mais on s'en fout puisque demain c'est la fin de l'été

[Ce titre est pour toi, Cass’]

Confessions intimes et Strip Tease sont un peu le but ultime de ma vie en tant qu’enfant de la télé. Je connais les émissions (presque) par cœur à force de les voir et revoir sur mon petit écran. Chaque fois c’est un pur bonheur, que j’aime partager avec mes amies. Bigoud’ le chien, Fredo le fan de Freddy, Le Corse et tous les autres fans de tunning font (presque) partie intégrante de ma vie.
Aussi, quand je me suis aperçu que les gens qui faisaient partie de mon entourage professionnel pouvaient très bien être un de leurs, je me suis dit que j’étais vraiment chanceuse d’avoir une émission de Confessions intimes (CI) chaque soir de la semaine.
Installez-vous, je vous raconte.

[A lire avec la voix off de CI]
G (qui porte un prénom de garçon) et C (qui porte aussi un prénom de garçon, mais qui est une fille) sont animateurs et en couple depuis près d’un an, mais il ne se passe pas une journée sans qu’ils se disputent. C, très jalouse, a du mal à accepter que G parle à d’autres (jolies) filles. (Oui, non, parce que C n’est pas jalouses des moches.) G de son côté, prend un certain malin plaisir à sortir en boîte sans sa femme (sic) et à rentrer (vaciller) à l’heure où le jour se lève. Forcément, le couple connait des tensions non-négligeables, qui poussent à la dispute. Dans ces cas-là, G laisse C se débrouiller seule à l’animation de la soirée ; mais comme C s’occupe principalement de l’animation enfants, il lui arrive parfois de fermer boutique avant l’heure en disant aux clients du camping « Je m’en fous, ce n’est pas moi qui devais travailler ce soir, la soirée se termine maintenant. », obligeant donc les campeurs à écourter leur soirée.
C et G ont 18 et 21 ans, ils n’ont pas l’accent du nord, mais ne savent pas parler (non plus), ils se disputent et s’appellent « mon canard en sucre ». C’est le bordel dans leur vie comme c’est le bordel dans leur tête.
F (qui porte le même prénom que Poids Plume) est une fille de 19 ans, célibataire. Enfin, était. Elle n’a pratiquement jamais dormi seule. Si ce n’était pas avec son (fraichement acheté) Jack Russel, c’était avec un gars différent… jusqu’à ce qu’elle rencontre L, son bébé d’amour. F travaille au bar du camping. Elle a (parait-il) déjà travaillé dans un bar l’été dernier, mais ne sait pas comment on fait un chocolat chaud. Elle part le soir à 22h au lieu d’1h sans même penser à éteindre le lecteur DVD. Elle se nourrit principalement de croque monsieur accompagné de sirop de pêche –seul sirop qui sera commandé pour la fin de la saison, alors que d’autres (sirops) sont vides.
F pourrait être gentille si elle n’était pas conne et mythomane. Dommage pour elle.
[Pub]
S (qui porte le même prénom que LaMalice) a 50 ans et est réceptionniste. Elle pense que ses 50 ans lui donnent la possibilité de faire des petites réflexions à un peu tout le monde. Elle pense aussi que tout le monde lui en veut et quand elle parle, on a l’impression qu’elle va pleurer. Son sourire et sa voix crispante de bon matin, donnent simplement envie de la baffer à coup de serpillère sale.
A (qui porte un très joli prénom), une des 3 femmes de ménage, travaille au camping 6 jours par semaine. Parfois, elle aimerait bien faire un meurtre collectif, surtout les jours de pleine lune. Mais comme le collèguicide est toujours puni par la loi, elle se retient. Jusqu’à hier, où elle a clairement fait savoir qu’il n’y avait pas marqué son nom sur l’aspirateur et autres balais et que ces derniers étaient donc à la disposition de tous et que si elle avait voulu balancer tout ce qu’elle savait à la gérante du camping, elle n’aurait pas attendu le 25 aout, et l’aurait fait bien avant.
A compte les jours qui la sépareront pour toujours (souhaitons le) des bras cassés qui lui servent de collègues, lorgnant avec impatience sur les grasses matinées de septembre.
[Générique de fin]

J’espère que la prochaine fois je tomberai sur le collectionneur de fourmis.

5:55

À 5h, quand j'ai entendu le réveil sonner, j'ai eu envie de me suicider.
Mais je ne l'ai pas fait, je n'avais plus de cigue.
4 jours. 4 putains de jours.

La question à un million (de commentaires)

Souvenez-vous, vous aviez la lourde tâche de poser une question à Chlo.
Donc, après un tout petit jour de réflexion (il vous faut bien ça) voici, Chlo, les questions qui te sont affectueusement (si, si) destinées :
¤ Poids Plume aimerait savoir quelle est ta technique de négociations.
¤ Zeste se demande si tu es consciente de l’honneur que c’est que d’avoir un article rien que pour toi. (Y'a pas trop de "que" dans cette phrase ?!)
Je tiens à souligner l’anti-jeu de W bourrée et d’Elea un peu lopette sur ce coup-là. Je me vengerai.
Quant à moi, j’aimerais connaitre le sujet de la private joke de Poids Plume.
Chlo, tu as 4 heures.

Under pressure

Chlo est ce qu'on appelle communément une lectrice de l'ombre. Vous savez le genre de personnes qui profitent de vos superbes textes en solo, sans même daigner partager quoique ce soit avec les autres lecteurs.
Bien sûr quand elle m'a avoué qu'elle lisait sans commenter, elle a trouvé l'excuse du "je sais pas quoi commenter. La plupart du temps, je n'ai rien à rajouter d'intéressant." ce à quoi j'ai répondu "T'en fais pas, tu ne seras jamais la seule à dire quelque chose d'absurde ici; moi-même pouvant faire preuve d'absurdité"
Parce qu'entre nous, j'adore l'absurde.
Bref.
Donc, par pure provocation, je lui ai dit que je mettrai une question à la fin de mon prochain article pour qu'elle puisse enfin commenter. Sauf qu'à trop être egocentrée (sur moi-même) j'en ai oublié Chlo et sa question à un million (de commentaires) et qu'elle a eu la mauvaise idée de me le rappeler...
Le problème c'est que je n'ai pas d'idée de questions, alors je fais appel à vous, mes lectrices et lecteurs préféré(e)s: que vous connaissiez ou non Chlo réunissez tous les neuronnes qu'il vous reste en cette fin d'été et posez la question de votre choix à Chlo. Mardi soir, je les publierai dans un article à part entière et je suis sûre que Chlo (non je n'ai pas d'actions dans son nom) se fera une joie d'y répondre.
Faites marcher votre imagination. Mais je compte sur vous pour rester correct.

The dreams in which I'm dying are the best I've ever had

J’annonce la couleur, si je suis venue ici c’est principalement pour geindre. Donc, si vous n’avez pas envie (ou le temps) de lire mes jérémiades, autant fermer la page et revenir un peu plus tard. Au contraire, si vous continuez à lire, ne vous plaignez pas, je vous aurai prévenus.
Mad World tourne en boucle dans ma tête. Je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais quand ce n’est pas ça, c’est Marcia Baila. Ce n’est pas mieux.
Le cancer, j’y pense parfois. Je me demande comment je réagirais si on m’annonçait ce genre de nouvelles. Me connaissant un peu maintenant, je crois que je m’effondrerais et que je me penserais déjà morte et je regretterais de ne pas avoir profité de l’argent qui dort en banque. Je pense pouvoir dire que je suis une étudiante riche. En réunissant l’argent sur mes différents comptes en banque, je pourrais m’acheter une voiture neuve. Mais j’ai toujours ce truc de dire qu’il faut que j’en mette de côté, encore et encore. Au cas où. Au cas où le cancer m’attaquerait par surprise par exemple.
Un cancer du sein ou une tumeur au cerveau. Vous n’y pensez jamais, vous ?
Peut-être qu’il faudrait simplement que j’arrête de regarder Dr House et toutes les autres séries médicales qui peuplent mon petit écran.
Je devrais faire ça et me barrer.
Retourner à Amsterdam. Je veux retrouver l’odeur des coffee shop, le bruit des passages piétons et les klaxons des vélos. J’ai envie de recommencer à faire des concerts tous les mois, à me déplacer en vélo et collectionner les figurines de chez Albert.
J’ai envie de faire l’amour dans le Vondelpark.
Amsterdam me manque. La vie que j’avais là-bas, les gens avec qui je trainais me manquent aussi. Et vous voir partir tour à tour dans cette putain de ville me rend nostalgique des cinq petits mois que j’y ai passés.
J’ai envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi. Ou alors parce que mes nerfs sont en train de lâcher. En fait, ça fait 7 mois qu’ils lâchent petit à petit. Mais j’ai l’impression que je ne pourrais pas encore continuer longtemps comme ça. Même si je suis physiquement inactive, je n’arrête pas. Mon cerveau n’arrête pas. J’ai besoin de sommeil. De longues nuits de sommeil sans personne qui vienne me réveiller. J’ai besoin de dormir sans fin. Mais, si c’est pour cauchemarder, est-ce vraiment la peine ?
Bush m’attend, puis après je pars me pendre. I’ll be back.

Mais c’est la mort qui t’a assassinée, Marcia.

Parce qu'elle, elle dit jamais je t'aime

Elle, ça pourrait être moi, mais ça ne l'est pas vraiment, parce que je le dis. Parfois.
Je le pense, le ressens, mais n'éprouve pas tellement le besoin de lui dire. Je lui dis parce que je sais que quelque part ça la rassure. Et parce qu'elle aime l'entendre, comme -paradoxalement- j'aime quand elle me le dit.
Pour moi, ça n'a pas de valeur. Je préfère ne rien dire et le montrer. Lui prouver comme je peux que j'ai le palpitant à bloc quand elle est à mes côtés.
Comment affirmer quelque chose qui ne sera peut-être pas encore vrai dans 3 mois, un an ou quinze?
Alors peut-être que finalement j'ai juste peur de vraiment m'engager sentimentalement, ou simplement je ne peux pas lui faire de promesses que je ne suis pas sûre de tenir.

Sans équivoque aucune.

That was just a dream

• J'ai rêvé que je me faisais agresser par mon père. Merci.
• Ça ne changera pas ma vie, ni la leur d'ailleurs, mais y'a un couple de lesbiennes au camping et j'en serai presque jouasse. (je sais que je ne suis pas la seule à être jouasse quand je croise une lesbienne)
• Ça se voit, alors autant ne pas le cacher.
• Il semblerait que mon mémoire soit en cours de rédaction. Mais ne crions pas victoire trop vite, ma procrasrination est féroce.
• C'est décidé, je reste sur ce blog. Je garde tout de même l'autre sous la main, au cas où mon rêve se réalise et ma soeur (ou une personne de ma famille) trouve mon blog. D'ailleurs si c'était le cas, j'aimerais bien en être avertie.
• Deuxième essai toujours pas transformé: je n'aime pas le thé froid, alors que je pourrais en boire des litres de chaud.
• La technologie c'est vraiment la vie. Une plaque rafraichissante me permet de garder en vie mon pc. Pourvu que ça dure.
• Le touriste est un connard.
• Je viens de me rendre compte qu'il y a 8 ans j'agissais déjà comme maintenant, sauf que j'en avais pas forcément conscience - en tout cas encore moins que maintenant. (c'est flou pour vous? Hum, ça l'est aussi pour moi; peut-être que je vous expliquerai tout bientôt)
• Ça serait bien que vous arrêtiez de partir en vacances et que vous recommenciez à commenter ce blog. Merci à celles qui continuent à le faire vivre.

Oh no, I've said too much.

Sleeping with ghosts

J'ai jamais trop rien compris aux rêves. Expression de l'inconscient ? De nos peurs ? De nos désirs ? J'ai lu il n'y a pas très longtemps que c'était en fait l'expression de nos souvenirs car on ne pouvait rêver que de chose que l'on connaissait déjà. Possible.
Je rêve beaucoup en ce moment et tous me laissent une impression étrange au réveil. Puis, il y a eu the rêve que j'aurais aimé ne jamais faire; celui qui m'a fait me souvenir et surtout qui m'a fait ouvrir la boîte où je range mes lettres. Certains souvenirs s'estompent. Ils ne s'effacent pas, non, ils sont là, mais en veille. Et comme une vieille douleur qu'on réveille, ces souvenirs-là ne sont pas toujours agréables.
J'ai relu ses lettres et j'ai eu envie de pleurer. J'ai l'impression d'avoir raté quelque chose. De ne pas avoir compris de suite ce qu'elle voulait me dire. Ses mots sont clairs pourtant. Et d'après ce qu'elle me dit, tout laisse à croire qu'à l'époque déjà je réagissais comme maintenant. J'ai un goût d'inachevé, mais maintenant c'est bien trop tard. Et de toutes façons il n'est jamais bon de revenir sur une situation passée.
Je n'y pensais plus. J'avais oublié ses lettres et tout ce qu'elles contenaient.
Putain de rêve.

'Cause I'm numb

J’ai l’encéphalogramme aussi plat qu’une huitre aspergée de jus de citron un soir de Noel. Je n’ai rien à dire. Ou alors j’ai trop de choses à dire.
J’ai un putain de mémoire à écrire pour dans moins d’un mois et j’ai encore rien fait. Je suis large comme dirait l’autre.
La lune, la fatigue me jouent des coups de pute, alors j’écoute Archive. Ça me calme bien apparemment.
Pour le blog, l’autre, je l’ai commencé. A bien y réfléchir je n’ai jamais été anonyme sur mes blogs et je n’ai jamais trop eu de problèmes avec ça, sauf quand je déprime et que j’ai envie de balancer sur la gueule des gens, forcément. Comme j’aime bien le format que j’ai envie de lui donner, et comme je vous aime bien (si, si) je vais peut-être faire un combo magique et vous filer le lien du blog mais bien sûr vous ne saurez pas que c’est le mien. Et par soucis d’anonymat, vous aurez le droit de commenter sous un autre pseudo. Au moins, tout le monde sera anonyme et tout le monde pourra balancer et là, vous vous rendez compte que je suis vraiment une tordue du bulbe.
19h22. Je crois qu’il est trop tard pour que je me mette à bosser maintenant. Travailler l’estomac vide n’a jamais été un cage de qualité.

La technologie c'est la vie

Je suis actuellement affalée dans mon lit et je vous écris ces quelques mots depuis mon ipod -mon ordi mourant doucement mais surement; la canicule ne tue pas que les vieux, malheureusement. Je disais donc que je vous écrivais de mon ipod. Vous vous dites très certainement que cela n'a rien d'exceptionnel vu que j'ai une connexion en wifi et que je peux utiliser le site de blogger. Certes. Sauf que vous pensez bien que j'ai déjà testé et que c'est pas le plus efficace pour blogger depuis un ipod.
Mais! Mais j'ai trouvé une petite application qui va me permettre de publier des petits billets (essayer de taper un article entier sur un clavier tactile) de temps en temps depuis mes toilettes. Vous en rêviez, je l'ai fait pour vous.
Cadeau.


- Posted using BlogPress from my iPhone

La mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans

Ce blog a un an. Pile. Ou presque. Et l’anonymat que je pouvais avoir au début me manque un peu, au point que ce matin j’avais dans l’idée de tout recommencer. Ailleurs. Je voulais retrouver un peu d’anonymat et la liberté de raconter ce que j’ai envie.
Vous, mes lectrices et lecteurs, je vous aime bien. Mais (parce qu’il y a toujours un mais quelque part) à cause de vous je me censure tous les jours un peu plus, au fil de nos rencontres.
Quand j’ai ouvert ce blog, j’aimais bien la dynamique qui m’animait et j’ai parfois l’impression de l’avoir perdue. Et ça me chagrine un peu tout ça. Et surtout, surtout, j’aimerais bien la retrouver. Alors, si pour ça je devais encore changer de blog, de pseudo, pourquoi pas ? Après tout, vaut mieux changer de blog que de vie. C’est plus simple.
En principe quand les gens changent de vie ils ne préviennent pas, ou par lettre. Comme vous êtes artisans du joyeux bordel qui règne ici, je vous préviens, et peut-être même que vous pourrez lire la suite, si suite il y a. (Parce que tant je reste ici sans rien changer)
Le temps de trouver un concept (parce qu’un blog sans concept, c’est un blog quand même, on est d’accord), un nom et un pseudo (ah non, on me souffle dans l’oreillette que j’ai déjà le pseudo)(et non, le pseudo ne sera pas le même qu’utilisé ici) et c’est parti.
Ou pas.

Je ne suis pas un produit fini

Je n’ai pas arrêté de lire, juste j’ai arrêté de vous en parler. Pour diverses raisons, ou simplement parce que je n’en avais plus envie, jusqu’à ce soir. Si j’ai ouvert cette page Word, c’est principalement pour vous parler de livres, et surtout de BDs que j’ai lues ces derniers temps.
Je vous ai déjà parlé de ma déviance sexuelle et du nouveau statut de mon blog. Je ne vais pas y revenir, mais sachez quand même que comme une suite logique à tous ces événements j’ai arrêté de lire de la littérature hétérosexuelle pour uniquement me consacrer à l’art saphique. Ben oui, autant ne pas faire les choses à moitié. Je partage ma couette avec une fille, je me prive de talents littéraires (ou autres d’ailleurs) c’est dans l’ordre des choses.
Enfin bref.
En fait, ma Bibou en a tellement eu marre que je lui répète tous les deux jours que j’avais bien envie de lire Le bleu est une couleur chaude qu’elle m’en a fait cadeau. Et là, vous vous dites que ma Bibou est formidable, parce que la/le vôtre ne ferait pas ça. Et moi de vous dire qu’elle/il a bien raison de ne pas le faire. Dès la première page, j’ai pleuré toutes les larmes de mon petit corps parce que c’était trop triste. Et aussi probablement parce que la lune me la faisait à l’envers.
Le bleu est une couleur chaude est l’histoire de Clémentine qui rencontre Emma et qui à ses côtés va découvrir les facettes du désir entre filles et tout ce que ça provoque comme changements.
Clémentine est morte et a laissé à Emma une dernière lettre ainsi que tous ses journaux intimes. Le lecteur lit en même temps qu’Emma les cahiers de Clémentine et découvre alors petit à petit les sentiments de cette dernière ainsi que l’évolution du couple formé par les deux filles.
L’histoire est simple, mais efficace. On s’attache vite aux personnages principaux. Le dessin est bien fait, et l’idée de mettre qu’une seule couleur en avant est originale, même si je pense que ça a dû déjà être exploité.
Je ne m’attendais pas tellement à pleurer comme une madeleine en lisant cette BD, comme je ne m’attendais pas à lire avec autant de plaisir les livres de La p’tite Blan. Je connaissais déjà un peu le personnage, sans vraiment être emballée. Puis LM (oui, encore elle) est arrivée avec (mais ce n’était pas un cadeau, n’allez pas croire qu’elle me fait des cadeaux tout le temps non plus, faut pas pousser, hein) en fin de semaine dernière. Et contre toute attente, j’ai bien aimé. C’est frais, c’est drôle, le dessin est simple mais bien fait. Ça se lit comme un rien, et ça ne fait pas pleurer ; et mine de rien (mine de crayon) c’est un point positif ces derniers temps.
L’histoire ? C’est la vie de La p’tite Blan, de sa naissance à son coming out. Avec les deux premiers tomes (Coming soon et Coming out) j’ai aussi lu Je ne suis pas un produit fini, qui lui est le journal intime de La p’tite Blan. Il retrace un mois de sa vie après sa rupture ; et c’est loin d’être triste.
Pour finir cet article (qui en deviendrait presque long), je dirais que j’ai été surprise par mes dernières lectures et je ne m’attendais pas à tomber sur de tels bouquins, avec au final une légère préférence pour La p’tite Blan.

Ma vie de Bibou

Si j’étais une vraie Bibou, tout serait parfait. Je n’aurais peur de rien, ni d’elle, ni de moi.
Si j’étais une vraie Bibou, je ne passerais pas mon temps à lui dire que je ne peux rien lui promettre et que limite il ne faut rien qu'elle attende de moi. Non, si j’étais une vraie Bibou, je lui aurais déjà fait une vidéo souvenir avec nos plus belles photos ensemble.
Y’a son odeur un peu partout dans la chambre. Ses affaires trainent avec les miennes. Et je lis ses livres. Elle m’a un peu envahie, elle est venue me chercher et je l’ai laissée faire. Mais pas vraiment.
Pour reprendre le billet de W, c’est comme si elle était une vague et moi un galet au bord de l’eau. Sauf que je ne suis pas vraiment un galet comme les autres et que parfois, je cours pour éviter qu’elle m’emporte complètement. Alors, je lutte. Contre sa volonté. La mienne aussi, parce que j’aimerais pouvoir la laisser faire totalement. Lui en faire voir de toutes les couleurs n’est pas très approprié, on est loin de l’arc-en-ciel avec moi. Ça serait plutôt gris anthracite, voyez-vous.
Mais elle est toujours là. Et je crois même qu’à un moment donné, elle y a cru pour deux, alors que moi j’étais entre valium et ecstasy.
Je n’ai tellement pas confiance en moi que j’ai peur de prendre le risque. Le risque d’être une vraie Bibou. Je serais du genre à tout terminer avant de tout commencer. Alors, quand elle me dit qu’elle, elle prend le risque d’être une vraie Bibou j’arrête le valium.
Si j’étais une vraie Bibou, mon tiroir (et accessoirement mon estomac) ne serait pas rempli d’anxiolytiques divers.
Un jour peut-être j'arrêterai de lutter contre tout et n'importe quoi, et à ce moment-là, nous irons vivre libres dans un pays sauvage.
En attendant, ma Bibou arrive dimanche.